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    La résolution sur la Syrie contribuera à la détente au Proche-Orient (diplomatie russe)

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    MOSCOU, 1er novembre - RIA Novosti. Moscou considère comme "une prémisse importante de la détente dans les relations entre la Syrie et le Liban et au Proche-Orient en général" l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU de la résolution sur la Syrie, indique mardi le communiqué de la diplomatie russe.

    La résolution appelle la Syrie à contribuer à l'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais, Rafik Hariri, rappelle le communiqué publié à l'issue de la participation à la session du Conseil de sécurité de l'ONU du ministre russe des Affaires étrangères (MID), Sergueï Lavrov.

    "Moscou est persuadé que la coopération de Damas avec la Commission internationale chargée d'enquêter sur l'assassinat de Rafik Hariri contribuera à résoudre les questions en litige concernant "l'affaire Hariri", indique le MID.

    Le Conseil de sécurité, constate le ministère, s'est prononcé en faveur du dialogue entre la partie syrienne et les enquêteurs internationaux, préconisé par la Russie.

    La résolution 1636 a été adoptée au cours de la session du Conseil de sécurité de l'ONU à New York. Elle définit les modalités de la coopération de Damas avec les enquêteurs internationaux, et son texte diffère radicalement de la variante initiale, indique le ministère russe des Affaires étrangères.

    Les efforts déployés par la Russie et d'autres pays ont permis de rayer du document les dispositions politisées qui n'avaient rien à voir avec l'enquête sur l'assassinat de Rafik Hariri. Les éventuelles mesures à prendre contre les suspects sont conformes au principe de la présomption d'innocence et aux prérogatives du Conseil de sécurité, indique le communiqué du ministère.

    Notamment, la Commission internationale d'enquête n'a pas reçu le droit de frapper de sanctions les personnes soupçonnées d'être impliquées dans ce crime, note le MID.

    "Ces questions relèvent uniquement du Conseil de sécurité", souligne le ministère.

    La menace d'imposition automatique de sanctions contre la Syrie a été écartée, les tentatives pour accuser gratuitement Damas d'activités terroristes ont été déjouées, selon le Département de l'information et de la presse du ministère.

    Il est fondamentalement important que la résolution adoptée confirme la nécessité de régler les problèmes par la voie pacifique, fait ressortir le communiqué.

    L'ancien premier ministre libanais et 22 autres personnes ont été tués en février dernier dans l'explosion d'une bombe. Les enquêteurs ont conclu que l'attentat avait été soigneusement préparé et que d'importants moyens financiers avaient été consacrés à son exécution.

    En octobre 2005, la commission internationale présidée par le magistrat allemand Detlev Mehlis a présenté son rapport au Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, et aux membres du Conseil de sécurité. Le rapport indique notamment que des personnalités officielles syriennes et libanaises pourraient être impliquées dans l'assassinat de Rafik Hariri.

    L'attentat revêtait un caractère politique, selon le rapport, et n'aurait pu être organisé sans l'approbation des responsables des services de sécurité syriens et sans la complicité de leurs collègues libanais.

    La Syrie a considéré que le rapport de la commission Mehlis était politisé et ne reflétait pas l'état de choses réel.

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