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    Des sanctions contre l'Iran seraient contre-productives (parlementaire russe)

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    MOSCOU, 30 janvier - RIA Novosti. Le président du Comité pour les Affaires internationales de la Douma d'Etat (Chambre basse du Parlement russe), Konstantin Kossatchev, estime qu'il serait tout simplement contre-productif de décréter des sanctions quelles qu'elles soient contre l'Iran.

    "Les députés à la Douma jugent contre-productif un renvoi précipité du dossier nucléaire (de l'Iran) devant le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies et l'adoption de quelconques sanctions contre Téhéran, ce qui ne manquerait certes pas de réduire les possibilités de dialogue et de pousser l'Iran dans l'impasse", a notamment déclaré Konstantin Kossatchev, en commentant lundi devant les journalistes à Moscou l'information selon laquelle le Sénat américain avait été saisi d'un projet de résolution sur le durcissement des sanctions contre l'Iran. Ce document réclame, entre autres, l'interdiction des fournitures d'armes à l'Iran en provenance de Russie et de République populaire de Chine (RPC).

    Le seul moyen productif de résoudre le problème iranien est, selon Konstantin Kossatchev, d'arriver à une coopération ouverte et transparente de l'Iran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

    "Nous autres, les parlementaires russes, ainsi que la plupart des politiques sérieux en Russie, exhortons l'Iran à revenir sur sa décision et à reprendre son moratoire, ainsi qu'à poursuivre la coopération transparente et totale avec l'AIEA", a indiqué le député.

    Cela dit, le président du Comité pour les Affaires internationales de la Chambre basse du Parlement russe a rappelé que, depuis ces deux dernières années, Téhéran avait adopté toute une série de mesures destinées à dissiper les préoccupations de l'Agence internationale de l'énergie atomique et de l'ensemble de la communauté internationale concernant ses activités nucléaires.

    Quoi qu'il en soit, la violation par l'Iran de son accord avec l'AIEA a été signalée dans les rapports de l'organisation, et on ne peut que déplorer le fait même que Téhéran ait finalement décidé de renouveler sa recherche en matière d'enrichissement d'uranium, a reconnu Konstantin Kossatchev.

    "Cette démarche contredise en partie le moratoire sur travaux d'enrichissement d'uranium et complique inévitablement le rétablissement de la confiance face au programme nucléaire de l'Iran dans son ensemble", a estimé le parlementaire russe.

    Dans le même temps, Konstantin Kossatchev a jugé impossible de refuser à l'Iran, en tant que participant au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), le droit d'accéder au nucléaire civil.

    La Russie appuie l'Iran sur la volonté de satisfaire ses besoins en électricité grâce au nucléaire civil, a-t-il poursuivi.

    La coopération russo-iranienne dans ce domaine s'exprime, entre autres, dans la construction de la Centrale nucléaire de Bushehr.

    Par ailleurs, la proposition russe de créer en Russie une coentreprise avec l'Iran pour produire du combustible nucléaire pourrait permettre à l'Iran de satisfaire ses besoins en matière de nucléaire civil pour les années à venir et ce, seulement en cas de poursuite du moratoire par Téhéran, a indiqué en conclusion Konstantin Kossatchev.

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