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    Une réussite sur le volet iranien renforcerait les positions de Moscou (député)

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    MOSCOU, 14 février - RIA Novosti. Une réussite sur le volet iranien renforcerait les positions de la Russie, mais un échec n'affecterait pas son image dans le monde, a estimé mardi le président du Comité pour les Affaires internationales de la Douma d'Etat (Chambre basse du Parlement russe), Konstantin Kossatchev.

    "Un échec sur le volet iranien n'aura pas de conséquences négatives pour la Russie mais une réussite renforcera les positions de la Russie dans le monde", a déclaré aux journalistes Konstantin Kossatchev.

    L'incapacité de Téhéran de donner à présent une réponse nette au sujet du projet conjoint d'enrichissement d'uranium s'expliquerait par son expérience négative d'autrefois, selon le député.

    "L'Iran a connu une expérience négative au début des années 1970 s'agissant d'un projet à peu près similaire avec la France. A l'époque, Téhéran avait investi près d'un milliard de dollars, mais après la révolution, ces investissements étaient restés en France sans que Téhéran reçoive quoi que ce soit du projet en question", a tenu à rappeler Konstantin Kossatchev.

    "Aussi, l'Iran est-il méfiant quand il s'agit de projets de ce genre", a-t-il ajouté.

    "La situation actuelle n'a rien d'une impasse. Conjointement avec les autres parties, la Russie est à même de donner à l'Iran toutes les garanties nécessaires attestant que le processus d'enrichissement d'uranium ne dépendra pas de la conjoncture politique, économique, militaire ou autre", est persuadé le président du Comité pour les Affaires internationales de la Chambre basse du Parlement russe.

    Konstantin Kossatchev a espéré que les négociations entre l'Iran et la Russie auraient lieu.

    "Il importe que les négociations puissent se tenir avant le 6 mars prochain, jour où le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se réunira, pour que la communauté internationale sache bien si l'Iran est prêt ou non à coopérer avec la Russie", a indiqué le député.

    La délégation iranienne est attendue à Moscou le 20 février prochain.

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