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    La situation dans la zone du conflit abkhazo-géorgien reste explosive (ambassadeur russe à l'ONU)

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    NEW YORK (Nations Unies), 13 avril - RIA Novosti. La situation dans la zone du conflit abkhazo-géorgien reste explosive, a déclaré vendredi le représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'Organisation des Nations Unies, Vitali Tchourkine.

    Le diplomate a fait cette déclaration après l'adoption à l'unanimité vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution qui prolonge de six mois le mandat de la Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG).

    (La Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie compte 142 militaires et se trouve dans la zone du conflit abkhazo-géorgien depuis 1993-ndlr.)

    "La Russie estime que, compte tenu de la situation toujours extrêmement explosive dans les gorges de Kodori, il est pour le moins prématuré de parler de la réalisation totale des objectifs assignés par la résolution 1716 du Conseil de sécurité de l'ONU", a indiqué Vitali Tchourkine.

    Et d'ajouter que le Conseil de sécurité de l'ONU a exhorté la partie géorgienne à faire en sorte que la situation dans la haute vallée de la Kodori corresponde aux dispositions des Accords de Moscou sur le cessez-le-feu et le désengagement des forces, document en date du 14 mai 1994.

    Autrement dit, il ne doit pas y avoir dans cette partie des gorges de Kodori de quantités d'armements disproportionnées ni d'effectifs tout aussi disproportionnés du contingent armé géorgien, ce qui provoque des craintes chez les Abkhaz.

    "D'autre part, la partie abkhaze est invitée à faire preuve de retenue face à des déclarations de Tbilissi au sujet des gorges de Kodori", a fait remarquer le délégué permanent russe à l'Organisation des Nations Unies.

    Quoi qu'il en soit, le diplomate a constaté un certain progrès dans la zone du conflit, ce qui a également trouvé son expression dans la résolution adoptée vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU.

    "Somme toute, les dispositions de cette résolution ne seront appliquées complètement qu'après la stabilisation de la situation et le déblocage du processus de négociations entre Tbilissi et Soukhoumi. Nous espérons que la résolution adoptée aujourd'hui à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU va contribuer à l'accomplissement le plus rapide possible de cette tâche", a souligné l'ambassadeur russe à l'ONU.

    Par ailleurs, ce document insiste sur "un important rôle stabilisateur des forces collectives de maintien de la paix de la Communauté des Etats indépendants (CEI)", représentées par des soldats de la paix russes. La nouvelle résolution signale aussi l'importance de la coopération de ces derniers avec la Mission d'observation des Nations Unies. Cela étant, la responsabilité pour leur sécurité et leur liberté de circulation sur le terrain incombe aux deux parties au conflit.

    Quoi qu'il en soit, Moscou a déploré le fait que les membres du Conseil de sécurité de l'ONU n'aient pas pu écouter le ministre des Affaires étrangères de l'Abkhazie Sergueï Chamba, en tant que représentant d'une partie internationalement reconnue au conflit.

    Cela est devenu, selon la partie russe, le résultat du refus de la partie américaines de délivrer à Sergueï Chamba une visa d'entrée aux Etats-Unis, ce qui est, à notre avis, un abus grossier du statut du pays d'accueil de l'Organisation des Nations Unies. Nous estimons toujours qu'une rencontre de Sergueï Chamba avec les membres du Conseil de sécurité parallèlement à la participation à cette réunion du Conseil de sécurité de l'ONU du premier ministre de la Géorgie, Zourab Nogaïdeli, aurait permis au Conseil de sécurité d'avoir un tableau plus complet et plus objectif de ce qui se passe dans la zone du conflit.

    Vitali Tchourkine a signalé que la Russie ne soutenait aucune des parties au conflit abkhazo-géorgien, mais s'y intéresse évidemment tout particulièrement car les événements en question se déroulent tout au long de la frontière russe.

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