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    Présidentielle russe: Obama et Clinton préoccupés par le recul de la démocratie

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    Les candidats démocrates à la Maison Blanche Barak Obama et Hillary Clinton sont critiques quant à l'élection présidentielle russe du 2 mars, peu démocratique selon eux, mais se sont déclarés prêts à travailler avec le vainqueur, Dmitri Medvedev.

    WASHINGTON, 3 mars - RIA Novosti. Les candidats démocrates à la Maison Blanche Barak Obama et Hillary Clinton sont critiques quant à l'élection présidentielle russe du 2 mars, peu démocratique selon eux, mais se sont déclarés prêts à travailler avec le vainqueur, Dmitri Medvedev.

    "Nous devons continuer à soutenir la démocratie et la société civile en Russie, en travaillant cependant avec Dmitri Medvedev", lit-on dans une déclaration de M. Obama, envoyée à l'agence de presse Reuters.

    Le candidat précise dans le document être "déçu par le fait que cette élection n'ait été ni complètement libre ni honnête, en raison de l'absence de liberté de la presse et de l'oppression dont ont été victimes les hommes politiques et les partis d'opposition".

    Hillary Clinton a quant à elle qualifié l'élection russe de "grande date dans le recul de la démocratie russe".

    "Au cours de sa campagne, M. Medvedev a fait différentes déclarations qui font naître un espoir, c'est pourquoi une des tâches du nouveau président américain sera de vérifier si ces promesses sont tenues, et si elles impliquent une nouvelle approche de la Russie en matière de politique intérieure et extérieure", a indiqué la candidate à la Maison Blanche.

    "Si je deviens présidente, je serai disposée à travailler avec la Russie là où nos intérêts convergent, comme la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération des armes nucléaires, mais je veux également que Moscou comprenne où sont les intérêts prioritaires des Etats-Unis, et que nous allons les défendre", a-t-elle fait savoir.

    Selon elle, "l'élection présidentielle russe, lors de laquelle l'installation au pouvoir de Dmitri Medvedev en tant que successeur personnellement désigné par Vladimir Poutine n'a jamais fait l'ombre d'un doute, est une grande date du recul de la démocratie dans ce pays".

    "L'élection n'a été ni ouverte ni démocratique, et le peuple russe a été privé de la possibilité de choisir ses leaders et de décider de l'avenir du pays. On ne peut décrire autrement cette élection", a-t-elle déclaré.

    La candidate démocrate a en outre annoncé que "la liste des questions qui divisent Moscou et Washington est déjà bien fournie et ne cesse de s'allonger".

    "La Russie attise les sentiments nationalistes à l'égard des Etats voisins, comme l'Estonie et la Géorgie, et a, à plusieurs reprises, utilisé le gaz comme arme politique. Elle a également fréquemment fait obstacle aux efforts de l'Occident dans les Balkans, critiqué les pays désireux d'adhérer à l'OTAN et clairement fait savoir qu'elle considérait comme une menace à son encontre les progrès de la démocratie dans les Etats voisins", lit-on dans la déclaration.

    Selon Mme Clinton, Vladimir Poutine a engagé la Russie dans la voie de la lutte "contre les Etats-Unis et de nombreux pays partenaires et a muselé la presse indépendante. Il a opprimé et jeté en prison les opposant politiques et fait des élections une formalité accablante".

    "Malheureusement, le président Bush n'a pas été en mesure de comprendre ce processus. Il a rompu les accords en place, sans trouver de moyen d'assurer la confiance mutuelle, tout en en feignant de ne pas voir que la Russie défiait les intérêts des Etats-Unis et de ses partenaires", estime-t-elle.

    Mme Clinton accuse M. Bush d'avoir uniquement centré les relations russo-américaines sur la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001.

    "M. Poutine l'a interprété comme une possibilité d'agir comme bon lui semblait, dans son pays et autour de la Russie", a-t-elle conclu.

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