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    Le Kremlin prône la critique contrôlée du pouvoir (Nezavissimaïa gazeta)

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    MOSCOU, 13 avril - RIA Novosti. Russie juste a obtenu le feu vert pour critiquer des mesures anticrises du gouvernement et la polémique avec Russie unie, lit-on lundi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Selon les analystes politiques du Kremlin, cela devrait reléguer au second plan la rhétorique d'opposition des communistes.

    La popularité du Parti communiste de Russie (KPRF) est en hausse grâce au mécontentement croissant de la population. Le nombre des adhésions au parti a doublé depuis le début de l'année. Selon Nezavissimaïa gazeta, ce fait a suggéré à l'administration présidentielle de charger Russie juste de la critique d'opposition.

    Ayant initialement soutenu le plan anticrise du cabinet des ministres, ce parti a toutefois manifestement voté contre le budget amendé, présenté à la Douma (chambre basse du parlement russe) par le premier ministre Vladimir Poutine. "Russie juste a reçu carte blanche pour critiquer le programme anticrise du gouvernement", a raconté une source au Kremlin.

    On sait très que Russie unie n'aime pas trop discuter: tout le monde se souvient de la phrase célèbre du président de la Douma et leader du groupe parlementaire de Russie unie Boris Gryzlov indiquant que le parlement n'était pas le meilleur endroit pour les discussions. Le parti au pouvoir sera cependant obligé de revoir son attitude négative envers la polémique et d'apprendre à parler avec ses contradicteurs. Qui plus est, en cas d'examen du plan anticrise du gouvernement, on lui a même conseillé de céder dans une certaine mesure ses positions face à la pression critique de Russie juste.

    "Il y a longtemps qu'il aurait fallu permettre à Russie juste de critiquer le pouvoir", affirme Evgueni Mintchenko, directeur de l'Institut international d'expertise politique. "On le fait même avec un certain retard". Il est cependant très important, selon lui, de garder l'équilibre de la critique afin d'éviter la situation de 2004. Le parti Rodina a reçu à l'époque la permission de critiquer le pouvoir, mais la polémique s'est soldée par une lutte acharnée entre les élites régionales et un recul de l'électorat de Russie unie, alors que les communistes ont commencé au contraire à renforcer leurs positions.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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