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    Ours enragé, Poutine sévère, chars ou la russophobie médiatique pour les nuls

    © Flickr/ heipei
    Russie
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    A lire les médias occidentaux, nombreux sont les moyens utilisés pour donner l'image d'une Russie mystérieuse et terrifiante. Il faut un vrai talent pour insuffler cette image au peuple... ou peut-être ne s'agit-il pas de talent? Découvrez ces règles de la russophobie médiatique et répondez vous-mêmes à la question.

    Le journaliste américain Dominic Basulto, qui est par ailleurs l'auteur du livre "Russophobie", a révélé les moyens de semer le sentiment russophobe dans les médias. A en juger par la couverture, il existe au moins trois symboles qui aident à maintenir ce sentiment.

    1. L'ours aux yeux injectés de sang

    Dans le contexte des relations russo-américaines tendues, une couverture "traditionnelle" d'un média occidental doit arborer un ours, et ce sera encore mieux s'il ait des yeux injectés de sang, des éraflures et des contusions. Plus il est terrifiant, mieux c'est!

    2. Poutine sans sourire

    L'image du président russe, c'est gagnant-gagnant si l'on veut promouvoir le sentiment antirusse, mais sa personnalité doit être présentée sous un angle particulier, préconise le journaliste.

    Ainsi, on ne manque pas l'occasion de grimer M.Poutine en méchant espion soviétique manigançant des complots contre le reste du monde. Il peut également s'afficher comme un dictateur sévère, sans sourire, une image censée rappeler immédiatement aux lecteurs que la Russie est un pays désertique, couvert de neige et de glace et que les Russes souffrent sous le règne de Poutine.

    Poutine faisant du patinage artistique, une idée absurde mais efficace, poursuit M. Basulto, suivi en cela par The New Yorker et The Economist.

    3. Matriochka, chars et armes

    Comment rendre l'image de la Russie encore plus intimidante? Ajoutez par exemple une matriochka, symbole du mystère de la culture russe. Ou si l'on veut décrire la Russie en termes de monstruosité, de danger — placez un char russe ou des armes sur la couverture!

    Et voilà, la leçon de russophobie est terminée! Désormais, vous êtes plus ou moins experts en la matière. Peu importe comment vous planifiez d'utiliser ces connaissances, voici un petit jeu pour vous: chercher les éléments mentionnés lors de vos lectures. Vous nous en donnerez des nouvelles!

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    Tags:
    russophobie, Vladimir Poutine, États-Unis, Occident, Russie
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