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«Les frontières de la Russie ne se terminent nulle part», «on s’ennuie, les filles»… Les déclarations du Président russe, connu pour son sens de l’humour, ont souvent rendu les journalistes occidentaux perplexes et les ont poussés à analyser ces mots. Plus d’ambiguïté! Sputnik vous propose une sélection brute de ces déclarations.

Certaines déclarations de Vladimir Poutine font parfois s'interroger les journalistes occidentaux. Ainsi, la dernière déclaration de Vladimir Poutine portant sur la comparaison des alliés de l'Otan avec « des figurines chinoises » à l'égard des frappes américaines contre la base aérienne syrienne de Shayrat, a poussé les journalistes de la chaîne de télévision allemande N24 à analyser en détail les mots du Président russe en direct.

1. « Les alliés des États-Unis à l'Otan hochent la tête comme des figurines chinoises »

Commentant la frappe américaine contre la base syrienne de Shayrat, le Président russe a fustigé les alliés des États-Unis à l'Otan pour leur refus d'analyser la situation. Il a déclaré qu'ils hochaient « la tête comme des figurines chinoises sans analyser ce qui se passe ».

2. « On s'ennuie, les filles »

Poutine exauce les veux d'enfants démunis
© Sputnik . Alexei Druzhinin
Réagissant aux accusations portées contre le gouvernement syrien suite à l'attaque chimique à Idlib, Vladimir Poutine a déclaré que ce qui se passait à présent lui rappelait les évènements de 2003 quand les représentants américains présentaient devant le Conseil de sécurité de l'Onu les armes chimiques qui auraient été trouvées en Irak. Et de poursuivre :

« À cet égard, je voudrais citer nos écrivains Ilia Ilf et Evguéni Pétrov: "On s'ennuie, les filles". Nous avons déjà vu tout cela. »

3. « Les frontières de la Russie ne se terminent nulle part »

Lors de la cérémonie de remise du prix de la Société russe de géographie tenue au Kremlin, le Président russe, faisant partie du jury, a parlé avec les lauréats, surtout avec les plus petits, et les a encouragés par des blagues et de petites histoires. Ainsi, quand le jeune Miroslav Oskirko a donné une réponse exacte à la question du Président portant sur les limites des frontières de la Russie, Vladimir Poutine, le sourire aux lèvres, l'a corrigé :

« Les frontières russes ne s'arrêtent nulle part ». Et d'ajouter : « Mais c'est une blague. »

4. « Les États-Unis, c'est quoi, un pays bananier? ».

Lors d'une intervention au club de discussion Valdaï, le Président russe Vladimir Poutine a soulevé le thème des accusations d'ingérence russe dans les élections américaines, rendant justice au rôle des États-Unis sur la scène internationale. Il a ainsi déclaré que la Russie était incapable de peser sur les résultats de l'élection présidentielle aux États-Unis :

« Est-ce que tout le monde pense sérieusement que la Russie peut dans quelque mesure que ce soit influencer le choix du peuple américain ? Les États-Unis, c'est quoi, un pays bananier? Les États-Unis sont une grande puissance. Si je me trompe, corrigez-moi, s'il vous plaît ».

5. « Ce n'est pas la Russie qui se trouve entre l'Ouest et l'Est. C'est l'Ouest et l'Est qui se trouvent à sa gauche et à sa droite ».

En répondant à une question d'un délégué de la République russe des Komis portant sur les problèmes de la compagnie publique des chemins de fer russes RZD, Vladimir Poutine a lancé un nouvel aphorisme :

« Il nous importe de soutenir RZD, surtout en ce qui concerne les transports suburbains. Des millions de gens les utilisent pour se déplacer. Vous avez dit que la Russie se trouvait entre l'Est et l'Ouest. C'est l'Est et l'Ouest qui se trouvent à sa droite et à sa gauche ».

6. « La politique ne supporte pas le subjonctif. »

En octobre 2014, à une question d'un correspondant américain de Bloomberg portant sur ce qui aurait été la catastrophe pour l'économie russe, le Président Poutine a répondu métaphoriquement ayant employé une expression russe omniprésente :

« Si une grand-mère avait certains attributs sexuels, elle aurait été un grand-père. La politique ne supporte pas le subjonctif. »

7. « Je ne suis pas l'ami, la fiancée ou le fiancé, je suis Président de la Fédération de Russie ».

Lors d'une rencontre avec les journalistes allemands du journal Bild, Vladimir Poutine a déclaré qu'avant tout il devait défendre les intérêts de son peuple :

« Les relations entre les États se construisent autrement qu'entre les gens. Je ne suis pas l'ami, la fiancée ou le fiancé, je suis Président de la Fédération de Russie. Il y a 146 millions de personnes, dont chacun a ses propres intérêts et je dois les défendre. »

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