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    Crimée

    Comment la Crimée remet sur pied des militaires russes dans ce «club fermé» de Saki

    © Sputnik. Anna Dedkova
    Russie
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    L'un des plus anciens sanatoriums de Crimée, le centre de Saki auprès du ministère russe de la Défense, a traité et traite toujours les militaires russes, les aide à prendre la voie de la réadaptation, sous haute surveillance. Sputnik s'y est rendu pour observer les méthodes utilisées de ses propres yeux.

    Entre des allées de sapins et de genévrier, saturé d'air de la mer, ce sanatorium militaire a installé ses immeubles sous le Soleil blême de novembre dans la ville criméenne de Saki. Même en automne, les patients sont nombreux, se baladant après une session de remise en forme, suivie d'une autre. Dans ces conditions uniques, on y traite des militaires, dont ceux ayant participé à la guerre en Afghanistan, profitant de la nature environnante et des ressources qu'elle offre.

    Patients et procédures

    Qui sont ces hôtes et pour quel type de traitement y affluent-ils année après année? Sputnik est allé le découvrir.

    «C'est un sanatorium fermé, nous avons des commandes publiques (quelque 60%) et 40% des patients viennent sur une base commerciale de 60 pays du monde», a appris une journaliste de Sputnik de Marina Trotsenko, représentante du département du contrôle qualité.

    «Pour la plupart, ce sont des immigrants. On vient chez nous d'Allemagne, de Grèce, d'Israël, bien qu'ils y aient la mer Morte.»

    Le sanatorium se trouve tout près du lac de Saki, bassin salé s'étirant sur quelque cinq kilomètres. L'analyse des boues du lac a démontré leurs vertus thérapeutiques.

    «Là [en Israël], la procédure est plus chère et la boue est moins active. Il est moins cher de venir ici pour un meilleur résultat», a constaté Mme Trotsenko.

    • Le territoire du centre de Saki
      Le territoire du centre de Saki
      © Sputnik. Anna Dedkova
    • Le territoire du centre de Saki
      Le territoire du centre de Saki
      © Sputnik. Anna Dedkova
    • Un patient s'assoit sur une plateforme horizontale en fonction de la partie de la colonne vertébrale qu’on essaye d’étirer. Des corsets spéciaux et des charges sont placés sur le cou ou sur la ceinture. Après la procédure, le patient doit rester couché pour un bon moment pour détendre la colonne vertébrale.
      Un patient s'assoit sur une plateforme horizontale en fonction de la partie de la colonne vertébrale qu’on essaye d’étirer. Des corsets spéciaux et des charges sont placés sur le cou ou sur la ceinture. Après la procédure, le patient doit rester couché pour un bon moment pour détendre la colonne vertébrale.
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    • Des matelas méplats dont les désalignements correspondent aux contours de la colonne vertébrale.
      Des matelas méplats dont les désalignements correspondent aux contours de la colonne vertébrale.
      © Sputnik. Anna Dedkova
    • Procédure de médecine psychosomatique: des images changent en vidéo, le ciel étoilé est projeté sur le plafond.
      Procédure de médecine psychosomatique: des images changent en vidéo, le ciel étoilé est projeté sur le plafond.
      © Sputnik. Anna Dedkova
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    Le territoire du centre de Saki

    Quant aux militaires, outre le traitement par la boue ou par le sel (enveloppements, bains), leur programme de bien-être comprend aussi des méthodes innovantes de drainage lymphatique, la thérapie à l'oxygène et au laser et la stimulation musculaire électrique.

    Sécurité

    L’impression des documents top secret est INTERDITE
    © Sputnik. Anna Dedkova
    L’impression des documents top secret est INTERDITE
    Le centre de Saki est le sanatorium le plus contrôlé en Crimée, des caméras de surveillance sont installées partout.

    L'interlocutrice de Sputnik a évoqué le système de sécurité important, alors que tout ce qui concerne les données personnelles n'a aucun lien avec le réseau global. Les informations sur un patient ne sont accessibles qu'à l'intérieur du sanatorium, et cela dépend aussi du poste de l'employé. Le chef du département a l'accès le plus vaste, une infirmière en service a le plus restreint.

    «Nous possédons un système d'alarme, des caméras robotisés dans le cas où quelqu'un traverse le terrain. Le ministère [russe, ndlr] de la Défense réalise régulièrement des exercices de sécurité: on envoie quelqu'un pour "traverser" la zone ou "installer" des engins explosifs factices. Aussitôt que la caméra détecte quelque chose, des agents de sécurité voient l'endroit et une unité spéciale s'y rend immédiatement», a expliqué Tatiana Koudriavskaïa, chef de l'unité médicale.

    Standards internationaux

    Tandis que les autres cherchent à intégrer les standards russes, l'administration du centre de Saki compte s'orienter vers les internationaux.

    «Nous nous laissons guider par l'expérience mondiale, nous avons créé un département de contrôle qualité et tout le personnel du sanatorium y est sollicité. Nous somme comme un projet pilote, et dans l'avenir on entend former d'autres sanatoriums qui envisagent de s'engager sur la même voie», a ajouté Mme Trotsenko.

    L'histoire du sanatorium de médecine naturelle et innovante remonte au XIXe siècle. Il a été mis en place en 1837, nommé en l'honneur de l'illustre chirurgien russe Nikolaï Pirogov, un des fondateurs de la chirurgie militaire, ainsi que fondateur de la Croix-Rouge russe. C'était lui qui a ajouté le traitement à l'aide de boue aux services de réadaptation des militaires.

    Le centre propose quelque 170 services, y compris des bains de sel et de boue, des exercices en piscine et dans la salle de sports, des programmes de marche scandinave et d'autres types de marche de bien-être.

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    Tags:
    sanatorium, militaires russes, traitement, santé, Saki, Crimée
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