Russie
URL courte
1420
S'abonner

Le 27 mai, Saint-Pétersbourg fête son 315e anniversaire. Deuxième ville de Russie, grand port et centre industriel sont des faits connus. Mais qui sait combien la ville compte de ponts, combien de temps prendra la visite de toutes les pièces exposées à l’Ermitage et quelles couleurs a revêtues le palais d’Hiver? Voici la ville en 7 faits étonnants.

Ce week-end, Saint-Pétersbourg célèbre son 315e anniversaire en organisant une fête des glaces et une exposition de véhicules rétro samedi, ainsi qu'un défilé d'éléphants et une parade de tambourinaires dimanche.

Au commencement était le fleuve, la Neva. Il a préparé l'endroit idéal pour une forteresse voulue par Pierre le Grand dans le cadre de la grande guerre du Nord. La place forte a été baptisée Saint-Pétersbourg en l'honneur de saint Pierre, gardien des Portes du Paradis et patron protecteur du tsar.

Fondée en 1703, la ville a connu un développement impétueux et en 1710, elle est devenue la capitale du pays. Deux ans plus tard, la famille du tsar et la cour ont déménagé à Saint-Pétersbourg. Les principales institutions ont également été transférées dans cette ville conçue selon un plan strict, sur l'image d'Amsterdam et de Venise en même temps.

À l'occasion de cet anniversaire, Sputnik vous propose un petit aperçu de la ville en sept faits.

Célèbre dans le monde entier, le musée de l'Ermitage est composé au total de 10 bâtiments dont le principal est le palais d'Hiver. Sa collection est présentée dans plus de 350 salles et compte presque trois millions de pièces de l'histoire et de la culture mondiales. Ainsi, pour en faire le tour en ne s'arrêtant que pour une seule minute près de chaque pièce, il faudra y consacrer huit ans, précise le site du musée.

L'escalier principal du musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg
© Sputnik . Alexei Danichev
L'escalier principal du musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg

Le palais d'Hiver, résidence officielle des monarques russes, a été conçu notamment par l'architecte Bartolomeo Rastrelli et construit entre 1754 et 1762. Une fois les travaux achevés, d'énormes quantités de matériaux étaient restés sur les lieux. Pour déblayer le terrain, il aurait fallu plusieurs semaines. Mais l'empereur Pierre III n'avait pas l'intention d'attendre si longtemps. Il a trouvé un moyen simple et efficace pour débarrasser la place des gravats. Ainsi, il a ordonné d'annoncer aux habitants que chacun pouvait prendre ce qu'il voulait sans avoir à payer. Le lendemain, il ne restait plus le moindre copeau de bois sur la place.

Le palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg
© CC BY-SA 4.0 / Alex 'Florstein' Fedorov / Winter Palace Panorama
Le palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg

La colonne d'Alexandre, érigée pour commémorer la victoire des troupes russes sur Napoléon, n'est pas fixée au socle. Ce géant de 47,5 mètres de haut et d'un poids de quelque 600 tonnes tient debout uniquement sous son poids. Dans un premier temps, les habitants de la ville préféraient ne pas s'en approcher. Alors l'auteur du monument, l'architecte français Auguste de Montferrand, a décidé de se promener tous les jours près de la colonne pour prouver à la population l'absolue sécurité de son chef-d'œuvre.

La colonne d'Alexandre
© Sputnik . Alexei Danichev
La colonne d'Alexandre

En scrutant les monuments équestres de la ville, notamment sur la perspective Liteïny (de la Fonderie), on peut remarquer un fait intéressant: les chevaux ne sont pas tous ferrés. Ce qui n'est pas un hasard. Au XVIIIe siècle, une partie de l'avenue était bordée de forges. Depuis la perspective vers l'Amirauté, tous les chevaux des monuments sont ferrés, mais jusqu'aux forges, les animaux ne le sont pas.

Le monument à Nicolas Ier à Saint-Pétersbourg
© Sputnik . Alexei Danichev
Le monument à Nicolas Ier à Saint-Pétersbourg

La ville est un véritable musée des ponts: elle en compte près de 800 dont 218 piétonniers. Toutefois, les plus beaux sont les ponts basculants qui sont au nombre de 22. Pendant la période navigable, d'avril à novembre, vers 2h du matin, les ponts se lèvent les uns après les autres pour laisser passer les navires de grandes dimensions. Admirer la levée des ponts est l'un des spectacles les plus impressionnants.

Saint-Pétersbourg
© Sputnik . Alexei Danichev
Saint-Pétersbourg

Peterhof, le «Versailles» russe, est une véritable ville de fontaines. Elle en compte 173 auxquelles viennent s'ajouter trois cascades. Ces fontaines étaient considérées comme une merveille puisqu'elles fonctionnent sans pompe, uniquement par gravité depuis le réservoir situé plus haut, qui est alimenté par un réseau de canaux, de lacs et d'écluses. Le système fonctionne toujours, mais les tuyaux ne sont plus en bois, mais en fonte.

Peterhof
© Sputnik . Aleksander Galperin
Peterhof

Au cours de son existence, les murs du palais d'Hiver ont changé de couleur à plusieurs reprises. Au début, ils étaient jaune pâle. L'empereur Paul Ier les a voulus d'un jaune plus éclatant, tandis que Nicolas Ier a donné l'ordre de leur donner une teinte ivoire. Sous Nicolas II, le palais a vécu de grands changements, se parant tour à tour de rose, de rouge et de marron. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que le bâtiment a été peint en vert et blanc, tel que tout le monde le connaît aujourd'hui.

Lire aussi:

Macron: quand «votre famille parle l'arabe, c'est une chance pour la France»
Caricatures de Mahomet: Daech «prépare des attentats en Europe à Noël», selon un ex-agent du MI6
L’hiver arrive: la France est-elle dans une situation «prérévolutionnaire»?
Tags:
port, ville, Palais d'Hiver, Musée de l'Ermitage, Napoléon, Pierre le Grand, Neva, Venise, Amsterdam, Saint-Pétersbourg
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook