Ecoutez Radio Sputnik
    Ministère russe des Affaires étrangères

    «Mort cérébrale» de l’Otan: la diplomatie russe réagit à la déclaration de Macron

    © Sputnik . Natalia Seliverstova
    Russie
    URL courte
    23993
    S'abonner

    La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a trouvé justes et reflétant l’essence du problème les propos d’Emmanuel Macron sur la «mort cérébrale» de l’Otan.

    La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a réagi sur Facebook à l’interview accordée par Emmanuel Macron à l’hebdomadaire britannique The Economist, et notamment sur ses paroles concernant la «mort cérébrale» de l’Otan.

    «Des mots d’or. Véridiques et reflétant l’essence [du problème, ndlr]. Une définition nette de l’état actuel de l’Otan. Une objection (quoiqu’il y en ait plus). Comment l’Europe pourra concrètement devenir la maîtresse de son destin? Deux Guerres mondiales au 20e siècle. Des guerres locales interminables et l’"exportation de l’idéologie" à la pointe des glaives et des javelots», a-t-elle posté sur son compte Facebook.

    La diplomate a signalé que les processus issus des «quatorze points de Wilson», mis à l’épreuve par la Seconde Guerre mondiale et transformés ensuite en l’intégration d’abord économique puis politique de l’Europe, avaient aidé à résoudre le problème principal, à savoir mettre un terme à des discordes européennes interminables.

     «Cependant, ces mêmes processus ont conduit à la crise actuelle d’identité et de développement», a conclu Maria Zakharova.

    Dans une interview accordée à The Economist et publiée jeudi 7 novembre, Emmanuel Macron a déclaré que l’Otan était en état de «mort cérébrale». Selon lui, l’Europe se trouve au «bord du précipice» et ne peut plus compter sur une défense militaire de la part des États-Unis. Il a fait état de la nécessité de se doter d’une autonomie stratégique européenne sur le plan militaire.

    Tags:
    OTAN, Maria Zakharova, Emmanuel Macron
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik