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À l’occasion des 80 ans du début de la guerre contre l’Allemagne nazie, qui a attaqué l’URSS le 22 juin 1941 au petit matin, la Défense russe publie plusieurs documents relatifs à cet épisode tragique de l’histoire de la Russie et du monde.

Le ministère russe de la Défense a publié des documents d’archives relatifs aux premiers jours de la Grande Guerre patriotique (1941-1945, la Seconde Guerre mondiale sur le front de l’est), à l’occasion du 80e anniversaire du début de cet épisode tragique de l’histoire russe, commencé le 22 juin 1941.

Les documents ont été publiés sur le site Web du ministère, sur la page intitulée «Le jour qui a brisé la Blitzkrieg [“guerre éclair”, une stratégie militaire offensive mobilisant un maximum de forces, ndlr.]. Celle-ci livre des détails notamment sur le plan nazi d’envahir l’Union soviétique baptisé “front de l’est” et sur trois forteresses soviétiques ayant ralenti l’offensive allemande. Un an avant le début de la campagne, le commandement nazi prévoyait de réaliser son plan dans un laps de temps situé entre 9 et 17 semaines.

Dès le premier jour de la guerre, lorsque les troupes soviétiques ont dû mener des combats sanglants avec des forces ennemies supérieures en nombre, les autorités supérieures soviétiques ont décrété la loi martiale dans 24 républiques et régions de la partie occidentale de cet immense pays, dont la Crimée, ainsi qu’à Leningrad et à Moscou, raconte le site.

Des citadelles héroïques

Les trois citadelles dont les défenseurs ont résisté aux agresseurs nazis à l’été 1941 sont la forteresse de Brest (en Biélorussie) et les bases navales de la péninsule de Hanko (en Finlande) et de Liepaja (en Lettonie). La Blitzkrieg a été brisée.

La défense de la forteresse de Brest est devenue l’un des événements symboles de la guerre et du courage des soldats soviétiques. Sa prise a duré environ dix jours, plus longtemps que prévu par les nazis, même si les Soviétiques ne s’étaient pas attendus à l’attaque allemande. La forteresse et la ville contrôlaient les passages sur la rivière Bug, ainsi que le chemin de fer Varsovie-Moscou et l’autoroute, revêtant ainsi une importance stratégique. Dès les premières minutes de l’attaque, Brest et sa forteresse, qui ne s’attendaient pas à une agression, ont été attaquées par l’artillerie nazie. Bien que surpris par la soudaineté de l’attaque, inférieurs en nombre et à court de munitions et de vivres, beaucoup de soldats soviétiques ont tenu plusieurs jours. Sur un des murs de la citadelle, ces mots sont restés: «Je meurs, mais je ne me rends pas. Adieu ma Patrie!»

La bataille de Hanko, quant à elle, est devenue la plus longue bataille frontalière, ajoute la Défense russe. Elle a duré près de six mois. Durant la défense de Liepaja, du 22 au 29 juin 1941, la majorité des défenseurs ont été tués.

Les pertes de l’URSS

Selon les études réalisées au début du XXIe siècle, lors de la Seconde Guerre mondiale, l’URSS a perdu 26,2 millions de citoyens, dont plus de 10 millions de soldats et 11 millions de civils; 5 autres millions sont considérés comme des pertes civiles indirectes (dues à la famine, aux bombardements et aux maladies). Près d’un million de personnes sont mortes de la famine lors du siège de Leningrad entre le 8 septembre 1941 et le 18 janvier 1944.

Près de 1.710 villes et plus de 70.000 villages, 32.000 entreprises industrielles, 100.000 fermes, 4.700.000 maisons ont été détruits, selon une étude datant de 1971.

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Tags:
Allemagne, Seconde Guerre mondiale, Grande guerre patriotique (1941-1945), URSS, histoire
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