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    La science nucléaire russe en progrès

    La science nucléaire russe en progrès

    © Collage : La Voix de la Russie
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    Les progrès des scientifiques russes dans le domaine de la physique nucléaire sont ceux qui sont le plus souvent cités par la communauté scientifique. Selon les données du projet « Qui est qui dans la science russe », les employés russes d’instituts scientifiques, travaillant dans les domaines de la physique nucléaire et de la physique des particules en Russie et à l’étranger, sont aujourd’hui les plus demandés au monde.

    Cela fait plus de dix ans que le site scientific.ru publie annuellement la liste des scientifiques russes les plus cités. Dans le dernier classement, les deux premières places sont occupées par Andre Geim et Konstantin Novoselov de l’Université de Manchester, Nobels de physique pour leurs recherches sur les graphènes. Viennent ensuite les chercheurs de l’Institut unifié de recherches nucléaires de Doubna (région de Moscou) : 24 de ses employés font partie de la liste avec au moins 100 publications sur les sept dernières années. Ils sont suivis par des chercheurs de l’Institut de physique des hautes énergies de Protvino et de l’Institut de physique nucléaire Budker (membre de l’Académie des sciences russe).

    Ces dernières années, le gouvernement russe a apporté une attention particulière au progrès de la science. « Cela va décider du sort de la structure de notre État, du bien-être de millions de citoyens de notre pays », a fait remarquer Vladimir Poutine lors d’une récente cérémonie de remise de prix 2012 dans les domaines de la science et de l’innovation pour les jeunes chercheurs.

    « Nous avons absolument besoin de projets du même niveau que les projets de notre passé : la conquête de l’espace ou l’exploitation de l’énergie atomique. À leur époque, ces projets ont stimulé presque toutes les disciplines scientifiques et les technologies. Aujourd’hui, nous avons des arguments de poids pour dire : la Russie, la science russe est capable d’un tel progrès. »

    Depuis 2006, la part des jeunes scientifiques en Russie augmente annuellement de 1 à 1,5 %. Au niveau international, une telle croissance est considérable pour la science. Le vieillissement des chercheurs et scientifiques s’est fait vivement ressentir partout dans le monde dès la fin des années 1980. La science russe cherche à attirer les scientifiques du monde entier, et c’est principalement nos concitoyens qui reviennent. Et donc, dans l’ensemble, la science russe s’est rajeunie. Aujourd’hui, plus d’un tiers des chercheurs ont moins de 40 ans, alors qu’il y a sept ans l’âge moyen était d’environ 60 ans. La Russie occupe vraiment une place prépondérante dans le domaine nucléaire. Selon les chiffres de l’AIEA, il y a un peu plus d’un million de personnes qui travaillent dans le domaine atomique. Il y en a environ 150 000 dans notre pays seulement. Selon Viktor Voronov, directeur du laboratoire de physique théorique de l’Institut unifié de recherche nucléaire, de ce point de vue, le projet de Silicon Valley russe (à savoir le Centre de recherche et développement Skolkovo) doit devenir le porte-étendard de la science nucléaire russe.

    « Depuis l’époque soviétique, il y a toujours eu en Russie de bonnes écoles scientifiques et de grandes recherches. C’est encore le cas aujourd’hui. Par exemple, dans le domaine de la physique nucléaire à basse énergie, Doubna est le leader mondial en ce qui concerne la découverte d’éléments extralourds. Il y avait de grandes écoles théoriques, il y en a toujours. Bien qu’il n’y ait pas de base expérimentale en physique, nous travaillons avec de nombreux centres au monde. C’est pourquoi nous sommes mondialement connus. »

    Ces paroles peuvent être confirmées par la récente rencontre entre le vice-Premier ministre Vladislav Sourkov et les étudiants et professeurs du célèbre Institut de physique et de technologie de Moscou. Il a souligné le fait que, selon l’agence Bloomberg, la Russie fait partie des 20 pays les plus innovateurs au monde. « C’est vraisemblablement étonnant pour les plus pessimistes, mais nous sommes entrés dans, je dirais, le G20 de l’innovation. »

    En un mot, la science atomique est une des locomotives de la modernisation du pays et, de ce fait, de la croissance économique. Bien sûr, le succès des ambitieux projets russes dépend en premier lieu du personnel qualifié, capable de faire avancer la science théorique, de fabriquer des équipements de pointe et de s’en servir. Aujourd’hui, comme le montre la pratique, de plus en plus de jeunes se tournent vers la science et, comme le pensent les experts, la profession de chercheurs va bientôt revenir à la mode. /L

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