Sci-tech
URL courte
0 20
S'abonner

L'ADN d'un être humain vieux de 400.000 ans a été reconstitué à partir d'un os découvert dans une grotte espagnole, un exploit sans précédent qui pourrait permettre de remonter suffisamment dans le temps pour suivre les traces de nos ancêtres, annonce l'AFP.

Le plus ancien génome humain séquencé jusqu'alors était âgé de « seulement » 70.000 à 80.000 ans : il appartenait à une fillette membre d'un groupe d'hominidés primitifs, les « Hommes de Denisova », proches cousins de Neandertal et de l'humain moderne, qui ont transmis certains de leurs gènes aux habitants actuels de l'Asie du sud-est, en particulier aux Papous.

Surprise ! L'analyse de l'ADN trouvé dans le Sima de los Huesos (le « gouffre des os » d'Atapuerca, nord de l'Espagne) se révèle justement être lié à celui des Dénisoviens, et non pas des Néandertaliens, dont les squelettes exhumés dans la grotte possèdent pourtant de nombreux traits distinctifs.

Situé à trente mètres sous la surface, saturé d'humidité et bénéficiant d'une température quasi-constante de 10,6°C, le « gouffre des os » constitue le plus grand gisement de fossiles humains du Pléistocène moyen, vieux de 500.000 à 120.000 ans environ. Outre des ossements d'animaux, il a livré au moins 28 squelettes d'hominidés mis au jour par Juan-Luis Arsuaga et son équipe.

Lire aussi:

Ce qu’il en coûte de voler des montres au roi du Maroc
Un chien intrépide attrape un serpent pour le projeter à travers un pré – vidéo
Le basketteur Kobe Bryant parmi les victimes d'un crash d'hélicoptère aux États-Unis - vidéos
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via FacebookCommenter via Sputnik