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Les expats à Moscou: loisirs, nourriture et mode

© Photo Photo privée de Eugen AllesEugen Alles
Eugen Alles - Sputnik France
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En déménageant dans une autre ville ou un autre pays, le mode de vie, les goûts et les préférences changent parfois de manière radicale. Les expats qui vivent dans la capitale russe ont été interviewés par RIA Novosti sur leurs loisirs, la nourriture et la mode moscovite.

En déménageant dans une autre ville ou un autre pays, le mode de vie, les goûts et les préférences changent parfois de manière radicale. Le portail "V Moskve" (A Moscou) reste en contact avec les expats qui vivent dans la capitale russe. Cette fois, on leur a posé des questions sur leur salaire ici, sur la façon dont ils meublent leur temps libre, ce qu'ils pensent de la mode moscovite et de la nourriture à Moscou.

Les loisirs à Moscou

Tavi Duran, Santa Cruz (Bolivie), journaliste, vit à Moscou depuis cinq ans: "Quand je venais d'arriver à Moscou, j'aimais me promener sur les allées Tchistye Proudy, simplement m'asseoir et parler avec les passants. C'était en été. Aujourd'hui, quand j'en ai l'occasion, je vais souvent au parc Gorky, près du pont Andreïevski, où l'on peut assister à un spectacle de danses latino-américaines."

Raïssa Ostapenko, New York (Etats-Unis), correspondante, vit à Moscou depuis plus d'un an: "Pendant mon temps libre, j'aime beaucoup me balader en ville, observer les gens et étudier l'architecture de la ville. J'aime également les musées, les églises et les parcs. Dans les parcs je retrouve un calme extraordinaire: on peut y venir pour dessiner et lire ou simplement apprécier la nature dans une grande ville."

Eugen Alles, Francfort (Allemagne), directeur général d'une société d'exposition, à Moscou depuis 2005: "Il y a le parc Troparevski à Moscou, j'aime y faire du jogging, au moins deux fois par semaine. En hiver, je fais du ski avec mes enfants. J'ai également été au parc Gorky plusieurs fois, c'est sympa."

La nourriture

Tavi: "En deux mots, c'est la portion congrue, c'est cher et pas franchement bon. Mais ça concerne les restaurants. Sinon, quand on est invités chez quelqu'un on mange très bien. Un jour on m'a demandé, quel plat russe j'aimais. J'ai répondu, le borchtch. J'ai failli avoir des problèmes, parce que ce plat est d'origine ukrainienne. Mais je n'arrive toujours pas à le comprendre, parce que pour moi, c'est toujours le même peuple."

Raïssa: "La nourriture dans les restaurants moscovites est exactement la même que dans les autres villes du monde. Sauf qu'on utilise parfois des produits de mauvaise qualité, et les portions sont bien moins copieuses qu'à New York. Les prix à Moscou sont les mêmes que dans les pays occidentaux, et parfois plus élevés."

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Eugen: "J'aime la cuisine maison russe, mais à Moscou il n'en existe pratiquement pas sous une forme normale. J'ai été dans la ville d'Ouglitch, il y a quelques restaurants qui sont véritablement russes. Il me semble que ce genre de restaurants n'existe plus à Moscou."

La mode

Tavi: "C'est une question difficile, car cela dépend largement du niveau de vie, d'éducation et d'autres facteurs. Je peux seulement dire que les femmes savent très bien s'habiller. Même pour aller faire les courses au supermarché. Pour cette raison, parfois je pense qu'elles en font trop. Mais je ne m'en plaindrai pas, bien sûr."

Cependant, Tavi fait remarquer qu'en observant les gens dans le métro, il lui semble que les gens portent toujours les mêmes vêtements sans se changer et paraissent de ce fait négligés.

Raïssa: "La mode est l'un des plus grands avantages de Moscou, parce que beaucoup de gens accordent une importance particulière à leur aspect extérieur. Les gens soignent leur image et y consacrent beaucoup de temps… Certaines personnes estiment que des gens soignés sont prétentieux et narcissiques, mais je ne suis pas de cet avis. Je pense, au contraire, que les gens qui sont présentables se respectent et respectent les autres. Je suis heureuse de savoir qu'à Moscou un étudiant ne se présentera jamais à l'université en pyjama, et qu'un collègue ne viendra jamais au travail avec une chemise déchirée et en pantalon de sport."

Eugen: "Par exemple, ces dernières années, les hommes qui travaillent dans des grandes sociétés ont commencé à se vêtir différemment. Auparavant, cela ne me plaisait pas. J'aime la manière dont les femmes moscovites s'habillent, en suivant la mode, mais c'est parfois un peu trop voyant. Un peu de modération ne serait pas superflue parfois. Bien sûr, à Moscou on peut bien s'habiller. Mais vu que je me rends à Francfort 15-20 fois par an, j'achète mes vêtements là-bas par habitude."

Les nouvelles habitudes

Tavi: "On prend aussi bien de bonnes que de mauvaises habitudes. Les mauvaises, cela consiste probablement à ne pas remarquer tout ce qui se passe autour de soi et être toujours pressé. Par contre, je ne suis jamais en retard aujourd'hui."

Raïssa: "J'ai pris la très mauvaise habitude de me coucher tard!"

Eugen: "Il y a un point positif. Depuis que j'ai déménagé à Moscou j'ai arrêté de fumer. Mais je me suis mis à manger plus le soir. Non, je n'ai pas commencé à abuser de la boisson. En revanche, le sport j'en ai toujours fait – j'ai toujours pratiqué le jogging et le patinage."

Les salaires

Tavi: "Par rapport à mon pays d'origine, ici tout est très cher, la vie et le logement. Mais mon salaire me suffit."

Raïssa: "Les salaires à Moscou sont bien plus bas qu'en Occident, et je pense qu'ils ne correspondent pas au niveau du travail accompli par la population et au prix des logements.

A New York, beaucoup de gens sans diplôme supérieur ont la possibilité d'avoir un salaire de base qui est au minimum le double du salaire mensuel moyen à Moscou, que même beaucoup de Moscovites possédant des diplômes d'études supérieures ne reçoivent pas. D'autant plus que seule la nourriture et le prix des transports en commun sont moins chers à Moscou qu'à New York, et les objets de luxe valent parfois le triple."

Néanmoins, Raïssa estime que Moscou est la ville des grandes opportunités, et si une personne désire quelque chose, elle l'obtiendra, avec des moyens honnêtes.

Eugen: "A Moscou la vie est plus chère qu'à Francfort. Dans l'ensemble, tout me convient. Quand je reste trop longtemps à Moscou, je manque de place pour me reposer, retrouver un rythme de vie calme. La capitale russe manque également de piscines. En été, on peut encore trouver une solution, mais en hiver – c'est bien plus problématique."

 

 

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