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L'aveu choquant d'Angela Merkel

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Les législatives sont prévues pour le 22 septembre et l'intrigue principale de l'année tourne autour du sort d'Angela Merkel, écrit le quotidien Nezavissimaïa Gazeta du 15 mai 2013.

Les législatives sont prévues pour le 22 septembre et l'intrigue principale de l'année tourne autour du sort d'Angela Merkel, écrit le quotidien Nezavissimaïa Gazeta du 15 mai 2013.

Arrivera-t-elle à enchaîner un troisième mandat à la chancellerie ? Aussi étrange que cela puisse paraître, les yeux du public allemand sont aujourd’hui rivés sur son passé en République démocratique allemande (RDA).

La présentation, hier, du livre La Première Vie d'Angela M. a été très médiatisée. Ecrit par les journalistes du quotidien Die Welt Günther Lachmann et du quotidien Bild Ralf Georg Reuth, l’ouvrage est paru par extraits dans plusieurs journaux et magazines. Rien d'extraordinaire : la partie de la biographie où le personnage principal vit en RDA est connue depuis longtemps.

C'est la chancelière elle-même qui semble avoir créé un scoop. Dimanche soir dernier, elle a assisté avec son mari Joachim Sauer à la diffusion d'un film est-allemand de l'époque de sa jeunesse. Dans la discussion qui a suivi elle a confié avoir fait partie du syndicat est-allemand avant de déclarer, soudainement : "En même temps, on ne me l'a jamais demandé, mais je reconnais avoir été membre du Mouvement pour l'amitié soviéto-allemande".

On ignore pour quelle raison la dirigeante allemande a préféré cacher pendant aussi longtemps un tel fait. D'une part, cela n'aurait pas simplifié la carrière d'Angela Merkel au CSU (Union chrétienne-démocrate), où l'on regardait déjà de travers cette "Ossie" - Allemande venue de l'Est. D'autre part, le rappel de l'amitié avec l'URSS n'aurait pas coïncidé avec l'attitude modérée et critique envers la Russie actuelle qui, selon la presse allemande, est propre à la politique de Berlin.

Cet aveu de la chancelière devrait au moins permettre de remédier aux préjugés sur les millions d’ex-Ossie, notamment leur l'appartenance à l'Union pour l'amitié avec les peuples de l'Union soviétique. On devrait prendre soin de telles traditions en termes de partenariat stratégique, de dialogue politique et de rapprochement des sociétés civiles - cela contribuerait aux relations russo-allemandes actuelles.

Beaucoup de livres ont déjà été écrits sur Angela Merkel et une nouvelle série est sortie à la veille de la campagne électorale. L'un d'eux s'intitule Exécutrice hésitante car la chancelière est connue pour ses longues hésitations avant de prendre une décision. Un autre – Angela Merkel et son monde sur la politique étrangère. Ou encore Le Phénomène Merkel, proposé par Judy Dempsey du International Herald Tribune, qui retrace sa carrière politique unique qui a permis en seulement 15 ans à cette fille de pasteur de devenir la première femme chancelière de l'Allemagne et d’être considérée aujourd'hui comme une autorité internationale et l'une des plus influentes figures politiques mondiales.

Malgré tout, La Première Vie d'Angela M. se distingue par une conclusion politique selon laquelle Merkel s'inscrit tout à fait dans les circonstances de la RDA socialiste. Elle était membre de l'Union de la jeunesse allemande libre (FDJ), écrivait des thèses tout en tenant compte des dispositions marxistes et léninistes, etc. Même si cela a déjà été réfuté, les auteurs l'accusent d'avoir supervisé la "propagande" au sein de la FDJ et insinuent qu'elle était pratiquement une communiste "au service du régime". Le potentiel de Merkel mis en évidence pendant ses études, son activité scientifique et ses travaux publics pourrait donner l'impression que sa carrière aurait également réussi en RDA. Mais voici le scoop principal : elle a débuté sa carrière politique en 1989 au Réveil démocratique, qui a fusionné plus tard avec la CDU, et contrairement à la légende elle s'opposait à la réunification de l'Allemagne et défendait les réformes du socialisme et la préservation de la RDA - selon le livre.

Tous ces points, même si c'était le cas, ne changent en rien l'image actuelle de la dirigeante allemande et de la grande figure politique européenne qu'est devenue Angela Merkel. Les auteurs du livre sont des journalistes du consortium Springer, dont la majeure partie des publications sont une ressource médiatique de la chancelière. Ces publications visent à accroître l'intérêt pour la personnalité déjà très éminente de la première chancelière allemande.

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