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Beau McClellan: « Nous devons préserver l'artisanat traditionnel »

© © Photo: beaumcclellan.comBeau McClellan: « Nous devons préserver l'artisanat traditionnel »
Beau McClellan: « Nous devons préserver l'artisanat traditionnel » - Sputnik France
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A la veille du colloque « Esprit global » (« Global Mind ») qui a eu lieu ce jeudi à Ekaterinbourg, La Voix de la Russie a pu joindre certains de ses participants, parmi lesquels il y avait le célèbre designer, spécialiste d'éclairage Beau McClellan.

L’installation lumineuse Reflective Flow créée par McClellan en 2010 est entrée dans le Livre Guinness des Records. Ce miracle avec des lumières LED qui pèse 25 tonnes décore le Quartier général de la corporation qatarie Hitmi Property Developpement à Doha.

Beau McClellan travaille avec les décorations lumineuses depuis assez récemment. Auparavant, il s’est essayé dans plusieurs professions. En Ecosse, sa région natale, McClellan écrivait des chansons et chantait. Mais sa carrière de musicien s’est mal terminée et il fut obligé de changer de spécialité. Des amis vendaient une maison au Sud du Portugal et cela a motivé son choix.

Beau McClellan s’occupait dans la ville portugaise de Loule de la forge artistique et s’est illustré comme un designer de talent et un entrepreneur à succès. Ses statues de fer et des clôtures décorent de nombreuses maisons dans les villes et les stations balnéaires le long de la côte Sud du Portugal.

McClellan s’est également essayé dans la réalisation des décors pour les films et des photos, et en tant que réalisateur. Mais c’est la commande d’un immense lustre en fer forgé qui lui a apporté le succès mondial. C'est alors qu'a commencé son histoire d'amour avec la conception lumière.

Au tout début, McClellan ne savait rien de la fabrication des appareils d’éclairage. Lors d’une exposition à Milan, il étudiait avec enthousiasme le stand de la société allemande Brumberg, un gros fabricant de produits d'éclairage. Six mois plus tard, il réalise son premier luminaire LED. McClellan a atteint une certaine notoriété et Brumberg l’a engagé comme designer. Il collabore avec cette société jusqu’à présent.

Dans une interview accordée à La Voix de la Russie Beau McClellan parle de l’art à l’époque de la globalisation et de l’importance de réunification des traditions anciennes et nouvelles. Il a également partagé son impression sur Ekaterinbourg dans cet entretien.

La Voix de la Russie : Comment évaluez-vous les chances d’Ekaterinbourg d’accueillir l’EXPO-2020? Qu’a-t-elle de particulier qui puisse la distinguer des autres villes candidates.

Beau McClellan : Ekaterinbourg a en effet quelque chose de particulier. Je ne la connais pas encore assez bien, mais ce qui m’a impressionné, c’est qu’elle est ouverte à d’autres cultures et d’autres nationalités. Je pense qu'elle a toutes ses chances de devenir d’accueillir l’EXPO.

LVdlR : Si vous aviez la possibilité de présenter vos créations à l’Exposition universelle, que présenteriez-vous ?

B.M. : J'ai eu l'occasion de travailler dans les différentes parties du globe. J’ai fait connaissance avec un maitre artisan chinois qui fabriquait des brasiers en bambou. Ce procédé était transmis de génération en génération dans sa famille pendant 400 ans. Cependant, plus personne ne peut transmettre son secret aujourd’hui. C’est le résultat de la mondialisation : les jeunes préfèrent travailler dans les usines et ne sont plus intéressés à perpétuer l’art familial.

Nous devons trouver des moyens pour préserver l'artisanat traditionnel, pour qu’ils ne retombent pas dans l’oubli. Dans mon travail, j'essaie souvent de combiner des traditions anciennes et des technologies modernes. Donc, si j'avais la chance de créer quelque chose pour l'Exposition universelle, je l'aurais fait. J’aurais pris l’e procédé artisanal antique et l’aurait réinterprété avec la technologie d'aujourd'hui.

LVdlR : Vous vous êtes essayé à de nombreuses professions. Pensez-vous que des personnes qui sont polyvalents ont de l’avenir sur le marché du travail ?

M.B. : Pour réussir dans quelque chose, il faut avant tout aimer son travail. Le travail qu’on fait, ce n’est pas uniquement la profession, c’est aussi un style de vie. Si vous pouvez trouver quelque chose qui vous plaît, et d’avoir une approche originale face à cette activité, vous réussirez dans votre carrière.

LVdlR : Cela peut être une seule chose ?

M.B. : Un ou plusieurs. J'ai tout essayé : la musique, la modélisation et la réalisation. Mais ces activités avaient un seul point commun : elles faisaient travailler la même partie de mon cerveau, car ce sont des activités artistiques.

LVdlR : Vous avez dit dans une interview qu'il est très important d'être capable de s'adapter rapidement aux conditions de la mondialisation. En quoi consiste à votre avis, l’«adaptation rapide» pour un artiste?

M.B. : Je pense qu'il est important de se rappeler qui nous sommes, il est important que chaque pays conserve son identité. Mais, dans le même temps, l'influence des différentes cultures sur cette forme d'art ouvre la voie à de nouvelles opportunités. Par exemple, je collabore avec un maître chinois de la calligraphie, qui a ajouté à son style des techniques d'art occidental. Cela, a évidemment rendu ses travaux plus accessible et compréhensibles pour nous. Son art peut susciter l'intérêt des spectateurs pour la véritable culture chinoise.

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