La frontière c’est comme la peau, c’est un filtre

La frontière c’est comme la peau, c’est un filtre
Par une légère majorité les Suisses ont récemment voté par référendum l’introduction de quotas qui permettraient de limiter l’immigration dans leur pays. Cette décision des helvètes a été vivement critiquée à travers l’Europe et en France où les ministres Valls et Fabius regrettent cette action et pensent que cela va remettre en cause tous les accords passés avec les Suisses. D’autres hommes politiques Français pensent au contraire que ce référendum était une bonne chose, parmi eux le président de Debout la République Nicolas Dupont-Aignan :

La loi qui a été votée en Suisse sur la mise en place de quotas sur l’immigration, je voulais savoir votre opinion sur ce vote en Suisse, est-ce que vous trouvez que c’est une bonne chose ?

Oui, c’est une très bonne chose parce que cela prouve enfin qu’un peuple réagit et que les européens ont encore le droit de maitriser leur destin, c’est à dire leurs frontières. Ce n’est pas une fermeture c’est simplement ce que font tous les pays du monde depuis des siècles, savoir qui a le droit de rentrer chez soi ou pas.

Vous en tant que politique vous entendez ce qui se dit notamment à l’UMP et dans les autres mouvements politiques, est-ce que vous voyez qu’il y a également un retour positif de la classe politique française vis à vis de ce vote en Suisse ?

La classe politique française, le Parti Socialiste et l’UMP ont signé tous les accords de Schengen, qui sont des accords qui affaiblissent la France et qui ont crée une jungle. Aujourd’hui certains s’opposent fortement aux retours des frontières et puis d’autres font semblant d’y être favorables. Moi je crois qu’il faut être clair, ce ne sont pas ceux qui ont ouvert les frontières, qui pourront les refermer et c’est pourquoi nous nous battons pour un programme clair de filtrage, les frontières c’est comme la peau, ça filtre.

François Fillion a dit que lui serait favorable à ce qu’il y ait un référendum de la même façon en France ?

Il n’a pas vraiment dit ça, il a dit qu’il comprenait les Suisses, ce qui n’est pas exactement la même chose et c’est quand même François Fillion qui a signé tous les accords d’ouverture et de suppression des frontières en France. Je me méfie beaucoup de ces changements conjoncturels. J’ajoute que Monsieur Copé et d’autres à l’UMP ont totalement été critiques vis à vis du référendum Suisse, comme au Parti Socialiste, donc tout ça est très nuancé et c’est pourquoi il faut être sûr d’élire aux élections européennes et aux élections nationales des élus qui ont l’esprit clair là dessus.

Donc vous pensez que ceux qui ont la majorité en ce moment au gouvernement sont complètement défavorables à ce vote de la Suisse ?

Ils sont très clairement totalement défavorables et c’est pourquoi nous devons continuer à lutter, c’est un premier événement important et il va falloir continuer.

Même ceux qui disent qu’ils sont plutôt compréhensifs, vous êtes méfiant par rapport à ça ?

Très méfiant, car avant chaque élection européenne, comme par hasard la classe politique française qui a signé tous les mauvais accords est compréhensive et puis après ça change, je me méfis donc de tout cela.

Ce n’est pas qu’en France, David Cameron a aussi proposé de faire des réformes de l’Europe juste avant ces élections là.

David Cameron est plus clair, il a été plus franc là dessus. En revanche en France le Parti Socialiste et l’UMP sont responsables de la situation et donc il faut changer, sinon on aura toujours les mêmes hypocrisies.

Si vous vous étiez dans le gouvernement vous proposeriez ce genre de référendum en France sur l’immigration ?

Bien évidemment, je propose un référendum, je me suis opposé à cette ouverture des frontières dramatique et j’ai toujours proposé le rétablissement du contrôle aux frontières, qui ne veut pas dire la fermeture, mais qui veut dire simplement que l’on contrôle qui a le droit de rentrer chez nous ou pas.

Quelle sera la question ?

Voulez-vous la fin de Schengen ? C’est à dire de la libre circulation. Au jour d’aujourd’hui nous ne pouvons pas maitriser nos frontières, nous avons signé des accords européens qui nous l’interdisent et donc c’est la jungle. Il faut rétablir les contrôles aux frontières, c’est à dire retrouver notre souveraineté sur notre territoire.

Ca va toucher des citoyens français tout ça quand même parce qu’il y a énormément de frontalier franco-suisses qui viennent travailler en Suisse et qui du coup risquent de ne plus pouvoir y travailler.

Non ils auront la possibilité, simplement ça sera contrôlé par les Suisses, qui leur donneront des autorisations. Tous les pays ont des frontières, ça ne veut pas dire qu’elles sont hermétiques, la peau n’est pas un caoutchouc, l’air passe, il faut permettre aux Français, comme aux différents peuples de savoir qui a le droit de rentrer chez eux ou non.

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