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Serge Diaghilev : pont artistique entre la Russie et la France

Serge Diaghilev : pont artistique entre la Russie et la France
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Serge Pavlovitch Diaghilev… Fin connaisseur d’art et grand organisateur, il a su rassembler autour de lui les talents les plus brillants de l’art. Il a fait découvrir au monde la culture artistique russe riche et ancienne dont on connaissait très peu à cette époque-là (tout au début du XXe siècle). Il a fait en sorte que le public étranger apprenne l’existence du génie des danseurs de ballet Vatslav Nejinski, Anna Pavlova, Tamara Karsavina, George Balanchine, Serge Lifar, ainsi que du chanteur Fiodor Chaliapine, des compositeurs Sergei Rachmaninov, Nikolaï Rimski-Korsakov, Igor Stravinsky, des peintres Alexandre Benois, Nicolas Roerich, Léon Bakst… Grâce à Diaghilev, beaucoup d’entre eux ont fait une grande carrière en Russie ou ailleurs.

Paris, à l’époque capitale artistique du monde, était la destination principale de S. Diaghilev. Il y venait avec des expositions, des concerts et des ballets à couper le souffle. Pour les Français c’était une véritable découverte de la Russie et de son art combien impressionnant. C’est à Paris que Diaghilev avec sa compagnie de ballet Les Ballets russes ont écrit une nouvelle page dans l’histoire de cette danse…

Pour ceux qui souhaitent entrer dans les détails de cette passionnante histoire et mieux découvrir la grande personnalité de S. de Diaghilev, il y a une bonne nouvelle : d'un jour à l'autre sortira le nouveau livre de Jean Bernard Cahours d’Aspry « Serge Pavlovitch de Diaghilev. Pont artistique entre la Russie et la France ». M. Cahours d’Aspry, directeur artistique de l’association Le Monde de l’Art et des Lettres, nous présente son ouvrage. Celui-ci est le fruit d’un immense et long travail que M. Cahours d’Aspry a effectué pour appréhender la personnalité de Serge Diaghilev.

M. Cahours d’Aspry : Mon livre s’appelle Serge Pavlovitch de Diaghilev. Pont artistique entre la Russie et la France. C’est une phrase que j’ai empruntée à l’ancien ambassadeur russe A. Avdeev. Il l’a dit dans un discours en inaugurant le buste de Diaghilev. Je lui ai demandé l’autorisation de m’en servir comme titre et il m’a fait une petite préface.

LVdlR : Est-ce un ouvrage historique ou plutôt une biographie romancée?

M. Cahours d’Aspry : C’est tout à fait historique avec le maximum de sources. Toutes les affirmations y sont prouvées par un texte, par une phrase, par quelqu’un qui l’a connu. J’ai écrit d’après ses paroles et ses mémoires et d’après les souvenirs de ses amis qui l’ont connu ou admiré. Je m’intéresse tout particulièrement à Diaghilev et plus qu’aux Ballets russesparce que Diaghilev est à la fois quelqu’un qui aime la peinture, la musique, qui confond dans un bon cocktail les arts. Il ne faut pas oublier qu’au début il ne s’intéressait pas à la danse et que c’est en 1907 qu’Alexandre Benois lui a fait découvrir la danse et que Diaghilev a décidé de faire connaître le ballet russe aux Français.

LVdlR : Et pour ce qui est de la période « russe » de son œuvre, notamment sa participation à la création de l’association d’artistes russe et de la revue Mir iskousstva (le Monde de l’art), l’évoquez-vous dans le livre ?

M. Cahours d’Aspry : Bien entendu, cela prend même une grosse partie de mon livre. Et moi-même, j’ai l’association que je dirige, qui s’appelle Le Monde de l’Art et des Lettres. C’est une association que j’ai créée en revenant en 1993 de Saint-Pétersbourg, où j’avais participé à la création des ballets russes avec des expositions, conférences, pour montrer ce lien qui unissait la Russie et la France au point de vue artistique. Diaghilev on en parle surtout à propos des Ballets russes. Mais moi je montre qu’il était d’abord un musicien. Il a voulu être compositeur, il était élève de la Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Mais son directeur Rimski-Korsakov lui a dit qu’il ferait mieux de faire autre-chose. Il a voulu chanter de l’opéra et ses amis lui ont dit qu’il ferait mieux de faire autre-chose. Et donc il a fait jouer les autres. Un peu comme moi qui malgré une formation musicale organise des concerts. D’ailleurs, je me sens beaucoup lié avec Diaghilev.

LVdlR : Vous vous êtes donc inspiré de cette éminente personnalité russe, n’est-ce pas ?

M. Cahours d’Aspry : C’est vraiment une éminente personnalité russe et, je dirais même, franco-russe. Après Mir iskousstva il a dit qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait à Saint-Pétersbourg et qu’il faudrait montrer l’art russe aux Parisiens. Et il a choisi Paris puisqu’à l’époque c’était la capitale culturelle du monde. On y venait du monde entier.

LVdlR : Dans votre livre parlez-vous de la vie privée de Diaghilev ?

M. Cahours d’Aspry : Bien entendu. Il est indispensable d’en parler. Sans son amour pour Nejinski, il n’y aurait pas eu de Ballets russes. Ce serait hypocrite de ne pas le dire. Même si la question sexuelle n’était pas très importante. C’était quelqu’un dans le genre des philosophes grecs. Il avait besoin de former quelqu’un. Et d’ailleurs, quand il avait un amant comme Nejinski, il le formait, il le faisait lire des livres, il voulait faire un instrument de deux cultures. Je crois que le premier amour de Diaghilev n’est pas un homme, c’est l’art.

LVdlR : Quand et où sort votre livre ?

M. Cahours d’Aspry : Il sort maintenant, du jour au lendemain c’est fait. Je viens de rendre le texte-présentation du peintre qui a illustré ma couverture. C’est Gueorgui Chichkine, très grand peintre que j’ai eu le bonheur de connaître et qui a peint en hommage à Diaghilev. Mais c’est un livre qui sort pour l’instant en numérique chez Lettropolis.

LVdlR : Nous avons parlé de Diaghilev comme le pont culturel et artistique entre la Russie et la France. A votre avis, un pont culturel entre nos pays existe-il toujours ?

M. Cahours d’Aspry : Oui, bien sûr. Il y a un lien fraternel ou même parental entre nos deux pays. Le pont, dans l’expression de M. Avdeev, a été le parallèle entre le pont Alexandre-III qui est encore un pont entre la Russie et la France. Et puis on joue toujours les ballets de Diaghilev !

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