L'Opep ne touchera pas aux quotas de production

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé à Vienne de ne pas modifier les quotas de production actuels, soit 30 millions de barils par jour: immédiatement après cette annonce le baril Brent s'est effondré, enregistrant son plus bas record depuis quatre ans, écrit vendredi le quotidien Izvestia.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé à Vienne de ne pas modifier les quotas de production actuels, soit 30 millions de barils par jour: immédiatement après cette annonce le baril Brent s'est effondré, enregistrant son plus bas record depuis quatre ans, écrit vendredi le quotidien Izvestia.

Le représentant de l'Opep Hassan Abdul Hamid a toutefois noté que les membres de l'organisation étaient prêts à réagir aux changements qui pourraient avoir un sérieux impact sur l'équilibre du marché pétrolier.

De toute évidence, cette décision a été précédée de débats enflammés. Avant la réunion de Vienne, le Venezuela avait insisté sur une baisse des quotas de 5% - Caracas est convaincu de l'excès d'hydrocarbures sur le marché -, ce à quoi le Koweït s'opposait. Le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh a déclaré que l'Opep avait pris une décision qui ne concordait pas avec la position iranienne, mais que Téhéran acceptait cette décision.

Selon certains participants à la réunion de Vienne, l'Opep ne doit pas réduire sa production car la baisse des tarifs et l'excès de pétrole sont le résultat des spéculations de pays qui ne sont pas membres de l'Opep, et en fin de compte le marché doit se stabiliser lui-même.

Selon les experts, cette décision profite avant tout à l'Arabie saoudite.

"Bien que les positions de l'Arabie saoudite au sein de l'Opep soient très puissantes, elle n'ose pas s'avancer ouvertement contre les USA. Sachant que les autres pays prônent la réduction des quotas", souligne Vladimir Feïguine, président de l'Institut de l'énergie et des finances.

En maintenant les quotas et en faisant ainsi baisser le cours pétrolier, Riyad cherche à freiner le boum de l'huile de schiste aux USA, rendant son exploitation moins rentable, explique Vitali Bouchouev, directeur général de l'Institut de stratégie énergétique.

Le maintien des tarifs actuels pourrait également impacter les projets russes de gaz naturel liquéfié (GNL) et en Arctique, remarque l'analyste de Raiffeisenbank Andreï Polichtchouk.

Le vice-président de Vnechekonombank (VEB) Andreï Klepatch n'exclut pas que l'Opep puisse revoir sa décision sur le maintien des quotas d'ici le printemps 2015.

Cette décision aura un impact économique négatif sur la Russie et continuera de faire pression sur le rouble.

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