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La Bulgarie et la Roumanie prêtes à se sacrifier pour l'oncle Sam

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Les USA brandissent la "menace russe" et, ce faisant, mettent la main sur l'Europe de l'Est. Les pays de la région sont aujourd'hui prêts à débourser tout leur argent pour des dépenses militaires au profit de Washington, et à soumettre des pans entiers de leur économie aux États-Unis.

Washington continue de tirer un maximum de profit des troubles qu'il a provoqués en Ukraine, plus particulièrement dans les pays d'Europe de l'Est — il contrôle déjà complètement l'Europe occidentale depuis des décennies. La Roumanie augmente significativement ses dépenses militaires à l'initiative, bien sûr, de ses "patrons" américains: le premier ministre roumain Victor Ponta a ainsi déclaré que presque 1,5 milliard d'euros avaient été alloués à ces fins. Motif invoqué – "la crise ukrainienne". Apparemment, il est prévu de prévenir ainsi une éventuelle agression russe, thème qui s'est transformé en "épouvantail" très efficace, brandi à des fins diverses et variées.

Ces 1,5 milliard d'euros ont creusé un immense trou dans le budget national de la Roumanie, déjà très réduit. La population devra donc encore davantage se serrer la ceinture, sur sa "taille de guêpe". Pourvu que l'oncle Sam soit content. Les journalistes locaux écrivent que les USA n'ont besoin de la Roumanie que comme base militaire. Des forces militaires américaines seront déployées sur son territoire pour mener une "intervention humanitaire" contre les voisins du pays au moment opportun.

Les Américains sont également actifs en Bulgarie. Washington veut en effet aider l'armée bulgare à se moderniser et renforcer son intégration à l'Otan, dans la logique des récents événements. Après tout dans le conflit qui oppose la Russie aux USA, que l'exemple de l'Ukraine a mis en lumière, Sofia s'est rangé du côté des Américains. Selon les nombreux témoignages, la Bulgarie fournirait même à l'armée et aux bataillons punitifs ukrainiens du matériel militaire à l'encontre des règlements et des accords en vigueur.

L'économiste bulgare Nina Dulgerova a également noté que le secteur énergétique du pays tombait entièrement sous l'influence des USA. C'est ainsi qu'elle a commenté l'annonce du secrétaire d’État John Kerry selon laquelle les USA avaient l'intention d'envoyer en Bulgarie leur conseiller au ministère de l’Énergie. Cela rappelle étrangement l'histoire de l'intégration d'étrangers au gouvernement ukrainien. Sous la pression de l'Occident, la Bulgarie a déjà perdu des revenus importants sur le transit dans le cadre du projet South Stream.
Et aujourd'hui, elle pourrait perdre sa souveraineté dans la prise de décisions économiques et politiques clés.

Mais de toute évidence, la soumission et la dépendance sont des critères indispensables pour tout politicien d'Europe de l'Est qui prétend à des postes gouvernementaux. Et les plus impertinents d'entre eux bâtissent leur carrière politique sur des accusations infondées et absurdes selon lesquelles la Russie déstabiliserait la situation dans les Balkans.

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