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Chute des cours pétroliers: les grandes entreprises du secteur limitent leurs dépenses

© AP Photo / LM OteroСкважинный нефтяной насос
Скважинный нефтяной насос - Sputnik France
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Les plus grandes compagnies pétrolières mondiales réduisent leurs investissements et on sait déjà qu'une cinquantaine de projets, pour environ 200 milliards de dollars, seront abandonnés, écrit vendredi l'hebdomadaire Moskovski Komsomolets.

Dans un contexte de pression négative sur les cours pétroliers au niveau mondial, les compagnies sont contraintes de fermer leurs projets d'investissement, d'optimiser et de réduire leurs dépenses. Toutes les compagnies appliquent cette politique, sans exception.

Exploitation pétrolière - Sputnik France
Pétrole: nouvel effondrement des cours en perspective?
Après une chute de ses recettes de 33% au deuxième trimestre, la Royal Dutch/Shell anglo-néerlandaise a annoncé qu'elle réduirait ses dépenses d'exploitation de 4 milliards de dollars, supprimerait 6 500 postes et diminuerait les investissements de 20%. La compagnie ne croit pas que les tarifs pétroliers remonteront.

L'américaine ExxonMobil est du même avis, qui a annoncé une baisse des dépenses d'investissement de 12%. Dans l'ensemble, plus de 20 grandes compagnies pétrolières américaines ont réduit leurs investissements en 2015. Le Wall Street Journal estime cette baisse à presque 24 milliards de dollars.

Cette conjoncture s'accompagne d'une surproduction conséquente du pétrole évaluée à 2-2,7 millions de barils par jour, ce qui est comparable à la production totale de l'Iran à l'heure actuelle. Certains pays ont atteint un record de production — les USA, la Russie, l'Arabie saoudite. D'autres — l'Irak, la Libye et l'Iran — annoncent une augmentation imminente de l'exploitation. Cela signifie qu'en 2015, et très certainement en 2016, la production mondiale sera incroyablement haute sur fond de baisse des investissements dans les nouvelles exploitations. D'ici deux ans, la demande devrait augmenter d'au moins de 2,5 millions de barils par jour.

Финансовый рынок - Sputnik France
Chine: la bourse de Shanghai replonge dans le rouge
Il est évident que le dénouement de la guerre tarifaire entre les pays de l'Opep et d'autres producteurs (notamment d'huile de schiste en Amérique du Nord) arrive à son apogée, selon les conclusions tirées par la direction de l'Opep lors d'une réunion tenue le 30 juillet avec le ministre russe de l'Énergie Alexandre Novak. Trois facteurs fondamentaux restent incertains.

Premièrement, le krach boursier en Chine a engendré des craintes concernant son avenir économique. La question se pose: est-ce que la perte de quelques milliers de milliards de dollars du capital des compagnies chinoises et des millions d'investisseurs chinois pourrait se refléter sur la dynamique de la demande intérieure et des investissements, qui sont les principales locomotives de la croissance économique en Chine? De ce facteur dépendra l'augmentation de la demande pétrolière à un niveau qui pourrait stabiliser l'offre et la demande. Après tout, la demande des USA et de l'UE augmente lentement malgré la division des tarifs par deux.

Téhéran - Sputnik France
Les géants pétroliers s'arrachent le marché iranien
Deuxièmement: le nombre de foreuses, les réserves et le niveau d'exploitation du pétrole aux États-Unis. Paradoxalement, les quelques 10-20 plate-formes au coût dérisoire qui peuvent être lancées ou arrêtées en seulement une semaine sont capables de faire bouger les cours pétroliers de 3 à 5% en une journée!

Troisième facteur — le cours du dollar US. Le pétrole, comme d'autres hydrocarbures, est vendu à travers le monde en étant indexé au dollar. Plus le cours du dollar est élevé, plus le tarif du pétrole est bas. Cette corrélation est très stable. La Réserve fédérale américaine étudie la possibilité d'augmenter le taux d'intérêt, ce qui entraînerait une montée du dollar et une baisse des quotas pétroliers. La question est de savoir quand: en septembre, en octobre ou plus tard?

L'incertitude grandit sur le marché pétrolier. Il ne faut donc pas s'attendre à une stabilisation à court terme.

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