La NASA regarde vers Uranus et Neptune

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Selon les chercheurs américains, la 7e et 8e planète du Système solaire ne reçoivent pas assez d'attention à la différence de Mars, Jupiter ou Saturne.

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L'agence spatiale américaine envisage d'envoyer des sondes vers Uranus et Neptune, a rapporté l'édition Popular Mecanics se référant à Jim Green, directeur du département de science planétaire de la NASA.

Les Etats-Unis comptent commencer par survoler une ou les deux planètes géantes de glace avec une sonde, avant d'y dépêcher une sonde orbitale et probablement un module d'atterrissage. 

Les deux missions sont encore à l'étude et aucun projet concret ne sera réalisé avant 2020, faute de financement. Si la NASA trouve les 2 milliards de dollars requis, ces missions pourraient devenir son nouveau projet d'envergure.

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Pour le moment, Uranus et Neptune n'ont pas attiré l'attention des astronomes. Or elles recèlent beaucoup de mystères. Tout en ressemblant aux géantes gazeuses Jupiter et Saturne, Uranus et Neptune sont des planètes tout à fait différentes qu'on appelle géantes de glace. Ces planètes ne sont pas principalement constituées d'hydrogène et d'hélium, mais de composés tels que l'eau, l'ammoniac et le méthane. L'étude d'Uranus et de Neptune pourrait jeter la lumière sur les origines du Système solaire.

Ces deux mondes ont aussi des systèmes de satellites inexplorés. Triton, le plus gros des 14 satellites naturels de Neptune, a une composition proche de celle de Pluton. Les chercheurs supposent qu'il serait issu de la ceinture de Kuiper, qui regroupe Pluton et d'autres planètes naines comme Eris, Makemake et Haumea.

Images de Jupiter et ses satellites - Sputnik France
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Il reste aussi à étudier les 27 satellites naturels d'Uranus, dont beaucoup portent les noms de personnages de Shakespeare – Titania, Obéron (Uranus IV), Umbriel ou Ariel.

L'exploration de ces planètes éloignées requiert l'utilisation de combustible nucléaire, mais la NASA avait jusqu'à très récemment les mains liées par des accords internationaux interdisant d'utiliser des générateurs thermoélectriques à radioisotopes. Ces moteurs nucléaires permettraient d'étudier les coins les plus éloignés du Système solaire, où les panneaux solaires ne fonctionnent pas.


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