Nulles en sciences, Mesdames? Vous avez trop joué à la poupée!

© FlickrPoupée Barbie
Poupée Barbie - Sputnik France
Athene Donald, professeur de physique expérimentale à l'université de Cambridge, explique pourquoi le monde scientifique est davantage composé d'hommes que de femmes.

L'intérêt pour la science commence à être formé dans l'enfance, et les jouets qu'on propose aux enfants peuvent influer sur leur future carrière, rapporte le journal Guardian, se référant à Athene Donald, professeur de physique expérimentale à l'université de Cambridge.

Macha et l'Ours - Sputnik France
Macha et l’Ours: un dessin animé russe à haut risque?
"Les jouets pour les filles sont faits de sorte que le jeu est assez passif. Par exemple, quand on brosse les cheveux d'une poupée, cela ne donne pas envie de construire quelque chose en utilisant son imagination. Cela ne développe donc pas le sens de la créativité, contrairement aux constructeurs du type Lego. Si les filles ne font que jouer à la poupée, en reproduisant les préoccupations féminines stéréotypées, comment peuvent-elles penser à devenir chimistes ou ingénieurs?", a expliqué Mme Donald qui a été récemment nommée présidente de la British Science Association.

Athene Donald a également indiqué les différences non-négligeables de vocabulaire utilisé dans la publicité des jouets pour les filles et pour les garçons en Grande-Bretagne. Selon le professeur, les jouets pour les garçons sont souvent accompagnées des mots "puissance" et "combats", tandis que pour les filles, le marketing met l'accent sur les mots "magie" et "amour".

Un chat - Sputnik France
Cat Street View: visiter une ville japonaise… comme un chat
"Je ne suis pas fan de combats, mais je pense qu'il est important de noter que dans le premier cas, c'est un comportement actif qui est encouragé, tandis que le second cas contribue à un comportement passif et à l'idée que la magie puisse résoudre tous les problèmes", a-t-elle fait remarquer.

Auparavant, des psychologues américains ont fait une recherche dont les résultats ont démontré que les femmes sont moins présentes dans les domaines où il existe un culte des génies, par exemple la physique ou la philosophie. Selon eux, quand les professeurs persuadent les étudiantes qu'il faut avoir des capacités extraordinaires afin de faire une carrière réussie dans le domaine choisi, cela influence les hommes et les femmes de façon différente.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала