Donald Trump "prêt au dialogue avec Moscou"

© AFP 2022 KENA BETANCUR Donald Trump, juin 2015
Donald Trump, juin 2015 - Sputnik France
L'homme d'affaires Donald Trump serait prêt à établir le dialogue avec la Russie pour régler les crises en Syrie et en Ukraine s'il était élu président des États-Unis.

Le milliardaire s'est exprimé en ce sens mercredi au cours du second débat télévisé entre les prétendants républicains à l'élection présidentielle en 2016.

Les discussions ont concerné essentiellement les problèmes nationaux, mais les présentateurs ont aussi fait passer aux candidats un "examen" de politique étrangère. L'un d'eux a demandé comment Trump, en tête des sondages actuellement, réagirait à la coopération militaro-technique entre la Russie et la Syrie.

"Je mènerais un dialogue avec le président Poutine sur la Syrie et l'Ukraine. Je suis persuadé que nous serions capables de dialoguer. Nous n'aurions pas autant de problèmes avec la Russie et d'autres pays qu'aujourd'hui", a répondu le milliardaire en s'interrogeant: "Pourquoi, en fait, Washington devrait empêcher Damas de lutter contre l'État islamique?". Mais l'homme d'affaires a été critiqué par ses concurrents, qui ont souligné son manque d'expérience dans la politique étrangère et la défense. Toutefois, les candidats ont refusé de répondre directement à la question de savoir s'il fallait confier au milliardaire la "valise nucléaire". Trump a paré ces attaques en disant qu'il était "disposé comme un militariste", mais "avait une grande expérience pour conclure des accords".

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Un autre prétendant, le sénateur du Kentucky Rand Paul, a également remis en question l'aspiration de l'administration Obama à écarter le président syrien Bachar al-Assad du pouvoir. Il a rappelé que par le passé, cette politique avait provoqué des conséquences négatives. En particulier, d'après lui, le "renversement par la force de Saddam Hussein en Irak a perturbé l'équilibre des forces au Proche-Orient, entraînant la montée de l'influence iranienne — indésirable pour les USA".

Le sénateur Marco Rubio a adopté une rhétorique bien plus belliqueuse et a fermement l'intention de rétablir l'autorité de Washington dans le monde. A cet effet, il a promis tout d'abord de se rendre en Israël et au Japon "pour soutenir les principaux alliés des États-Unis", puis de partir en Russie et en Chine, non pas pour dialoguer avec les autorités mais pour rencontrer les "combattants pour la démocratie et la liberté". Il avait déjà appelé à ouvrir les portes de l'Otan à la Géorgie et à l'Ukraine.

Mais la couronne du "faucon politique" a été remportée par l'ex-présidente de Hewlett-Packard Carly Fiorina, qui marque rapidement des points dans la course électorale. Cette dernière a adopté la position la plus agressive, excluant toute possibilité de dialogue avec la Russie et insistant sur la démonstration de force, la construction de nouveaux navires pour la 6e flotte des USA, le renforcement de la défense antimissile américaine en Pologne, les manœuvres militaires dans les pays baltes et l'expansion de la présence militaire des États-Unis en Europe.

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L'ex-gouverneur de la Floride Jeb Bush a, lui aussi, parlé de la force: "Les USA doivent jouer le rôle de leader dans le monde. Pour cela il est nécessaire de recouvrer la puissance militaire de notre pays. La force est nécessaire pour être le leader du monde". Plus tôt, Jeb Bush avait toutefois noté que "les USA doivent être plus prudents dans leurs tentatives d'isoler la Russie, ne pas exagérer pour ne pas la pousser plus près de la Chine".

Le candidat des républicains sera officiellement choisi au congrès du parti, du 18 au 21 juillet 2016 à Cleveland dans l'Ohio.

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