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En Argentine, Obama regrette la "sale guerre" cautionnée par les USA

© REUTERS / Carlos Barria U.S. President Barack Obama and Argentina's President Mauricio Macri visit the Parque de la Memoria in Buenos Aires
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La semaine dernière, le président américain Barack Obama s'est rendu en Argentine pour rompre la glace entre les deux pays après des décennies de frictions.

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La date n'était pas anodine: 40 ans jour pour jour avant son déplacement, le 24 mars 1976, un coup d'État était commis en Argentine, initiant l'une des plus sombres périodes de l'histoire de ce pays — aussi connue sous le nom de "sale guerre".

Pendant les sept années qui ont suivi la junte militaire de Jorge Videla, le régime a tué entre 20 000 et 30 000 personnes. Plus de 10 000 ont été portées disparues et des dizaines de milliers ont été jetées en prison et torturées.

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Devant le mémorial des victimes de la junte de Buenos Aires, Obama a partiellement reconnu la complaisance des USA et a dit "regretter que Washington ait fermé les yeux sur les répressions sanglantes".

La veille de la visite, Susan Rice, conseillère du président américain à la sécurité nationale, a également annoncé que l'administration avait l'intention de déclassifier une partie des archives de l'armée et du renseignement des États-Unis relatives aux événements de la "sale guerre".

La chaîne CNN suggère d'attendre la publication des documents pour juger de la sincérité des intentions de la Maison blanche. Martin Edwin Andersen, journaliste de la chaîne, pense que "c'est la nature même des documents déclassifiés qui déterminera le succès de la visite et les opportunités de rétablissement de la confiance entre les deux pays".

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D'après lui, ces documents "devront contenir des informations sur les responsables argentins directement ou indirectement impliqués dans les crimes cruels, sur les agents doubles qui ont travaillé en secret pour la junte en se faisant passer pour des opposants, ainsi que sur les responsables américains qui ont fermé les yeux".

Andersen établit également un parallèle avec la manière dont les USA ferment aujourd'hui les yeux sur les agissements des régimes autoritaires au Moyen-Orient, avec lesquels ils s'allient dans la lutte contre le terrorisme. 

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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