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Médecins VS robots-anesthésistes, 1-0

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La société américaine Johnson & Johnson, spécialisée dans le matériel médical, met un terme à la vente et à la production des robots-anesthésistes. Ces robots ont été reconnus non-rentables suite à une vague de protestations des médecins.

Le robot Sedasys vise à effectuer des anesthésies générales lors d’opérations chirurgicales classiques. Aux Etats-Unis, les services d’un médecin-anesthésiste coûtent la rondelette somme de 2.000 dollars (1769 euros), à la différence des robots, qui effectuent ce travail pour 200 dollars (176,9 euros). De plus, tous ces robots sont gérés par les infirmières, ce qui permet aux hôpitaux de faire des économies, rapporte The Wahington Post.

En 2013, l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration   FDA) a autorisé Johnson & Johnson à lancer le robot Sedasys sur le marché. La société espérait ainsi procéder à une automatisation progressive des professions médicales. 

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Cependant, la Société américaine des anesthésistes (American Society of Anesthesiologists – ASA) a lancé une vaste campagne contre le robot. Selon les médecins et les infirmières du syndicat, le robot est incapable d’anesthésier un patient de la même façon qu’un homme. Face à cette campagne efficace et au manque de bénéfices, Johnson & Johnson a été contraint de retirer ses robots de la vente.

Auparavant, Moshe Vardi, professeur de l'Université Rice (Texas), avait supposé que la popularisation et le perfectionnement des robots pourraient provoquer une brusque augmentation du taux de chômage. Selon le professeur, il pourrait dépasser la barre des 50% vers 2045. 

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L'année dernière, le physicien-théoricien britannique Stephen Hawking avait considéré l'intelligence artificielle comme un danger sérieux pour l'humanité, en précisant qu'elle pourrait "transformer les gens en fourmis". Il a également exprimé ses préoccupations à l'égard du "chômage technologique" (qui correspond à des mutations ou pertes d'emploi occasionnées par le changement des moyens de production) et de l'augmentation des inégalités sociales.

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