A Washington, les gardes du corps d'Erdogan s'en prennent à la presse

© REUTERS / JOSHUA ROBERTSurkish security personnel struggle to take a sign away from protesters in front of the Brookings Institute before the arrival of Turkish President Recep Tayyip Erdogan in Washington.
urkish security personnel struggle to take a sign away from protesters in front of the Brookings Institute before the arrival of Turkish President Recep Tayyip Erdogan in Washington. - Sputnik France
Vendredi, les gardes du corps du président turc Recep Tayyip Erdogan ont empêché les journalistes d'assister à son intervention à la Brookings Institution, à Washington, n'hésitant pas à recourir aux insultes et aux coups.

Des comportements inacceptables survenus en marge de la visite du président turc dans la capitale américaine n'ont pas laissé indifférents les médias: vendredi, les vigiles de M. Erdogan ont empêché les journalistes d'assister à son intervention devant le cercle de réflexion Brookings. Ces derniers ayant subi insultes et rebuffades, le président de la Brookings Institution Strobe Talbott a même envisagé d'annuler la rencontre.

Amberin Zaman, du journal turc Diken, est l'une des journalistes qui ont essuyé les insultes de la part des gardes du corps d'Erdogan. Dans un entretien à Sputnik elle évoque les détails de l'incident.

"Ils savaient qui je suis et quel journal je représente. On voyait bien qu'ils se considéraient au-dessus de la loi et qu'ils étaient conscients de leur immunité. +On fait ce qu'on veut et personne n'a de pouvoir sur nous+, c'est ainsi que se résumait leur attitude", confie Mme Zaman.

Mais ce qui a le plus cette indigné représentante de la presse, c'est l'inaction de la police. "Peut-être qu'en Turquie les gardes peuvent se permettre un tel comportement, mais aux Etats-Unis! Comment la police américaine peut-elle tolérer un tel comportement?", s'étonne-t-elle.

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"Au bout du compte, les vigiles américains nous ont conduit en dehors de la Brookings Institution. Pendant ce temps, les gardes du corps turcs se moquaient de nous et criaient dans notre dos, pour nous montrer leur supériorité", poursuit Amberin Zaman.

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Bien évidemment, les médias locaux, dont le Wall Street Journal, AP et CNN, n'ont pas manqué l'occasion d'en parler. "Malheureusement, après des incidents pareils, la réputation de la Turquie à l'étranger (…) en prend un coup", considère la journaliste.

Amberin Zaman considère que ses collègues ayant essuyé les coups des vigiles doivent porter plainte. La journaliste affirme avoir été insultée, mais ne pas disposer de preuves suffisantes pour porter l'affaire en justice.

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