Fausse alerte à Bruxelles: un étudiant «terroriste» de l’Iran relâché

Considéré comme «suspect» à cause des appareils scientifiques qu’il portait sur lui, un étudiant iranien s’est retrouvé à l'origine d’une importante opération policière qui a littéralement paralysé la capitale belge en juillet, la barrière de la langue ayant donné lieu à un quiproquo.

Aucune poursuite judiciaire ne sera finalement engagée contre Reza A., un doctorant iranien âgé de 29 ans et inscrit à la faculté des sciences de l'Université de Gand, qui avait été pris pour un terroriste par les policiers belges le 20 juillet dernier, annonce vendredi la chaîne de télévision RTL, se référant au parquet de Bruxelles.

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Une importante opération policière, impliquant les unités spéciales de la police fédérale et le service de déminage de l'armée, avait été menée le 20 juillet dans une rue aux abords de la place de la Monnaie, où un individu portait un manteau d'hiver d'où dépassaient des fils électriques.

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Quoi qu'il en soit, l'individu au « comportement suspect », qui a été encerclé et interpellé après cinq heures d'op(ération policière, s'est avéré être un étudiant iranien menant des recherches sur les radiations en ville et à la campagne. Il était pour cela muni d'un prototype d'instrument de mesure sous forme de veste dotée de câbles et batteries.

Selon l'Université de Gand, l'incident était dû à un problème de langue, le jeune homme ne parlant ni le français, ni le néerlandais, bien qu'il s'exprime couramment en anglais.

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« C'est le garçon le plus gentil du monde », dit-on de ce jeune homme, diplômé des Universités de Téhéran et Machhad, les deux plus prestigieuses de son pays d'origine, l'Iran.

Par ailleurs, ce faux terroriste n'est pas connu de la justice. L'administration de l'université relève par ailleurs que cet incident était dû à un malheureux concours de circonstances et à la barrière de la langue qui a donné lieu à un quiproquo.

Aucune poursuite judiciaire ne sera finalement engagée contre Reza A. a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles, qui a estimé que le jeune Iranien n'avait commis aucun délit.

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