Facebook lutte contre les fake news ? Une atteinte aux libertés civiques, selon un avocat

Facebook a choisi de s’appuyer sur des organisations spécialisées dans le fact-checking pour débusquer les « fausses nouvelles » publiées sur le réseau social. Cette décision a suscité des débats passionnés. Un avocat hambourgeois s’est penché sur la question, ses conclusions sont sans appel.

Facebook joue désormais un rôle central dans la diffusion d'informations dans le monde. C'est pourquoi le réseau social a été sommé de lutter contre les « fausses informations » d'une façon plus active. La firme de Mark Zuckerberg a l'intention de coopérer avec un collectif de journalistes indépendants, « Correctiv », afin d'examiner si les actualités diffusées sur le réseau social correspondent ou non à la réalité. Pourtant, sur le plan juridique, la notion de « fake news » est controversée. L'avocat Joachim Steinhöfel estime que toute l'idée de la lutte contre les « fausses nouvelles » est pratiquement vouée à l'échec.

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Par ailleurs, M. Steinhöfel a son site Web — Facebook-Sperre —, où il parle de tous les comptes et les messages des réseaux sociaux bannis ou supprimés indûment par les administrateurs de Facebook. Il y exprime aussi son opinion par rapport à l'information que Facebook, selon la loi, devrait retirer.

Joachim Steinhöfel affirme que ces derniers temps, on a demandé à Facebook d'introduire un système de justice parallèle. En même temps, il doute de la neutralité et de l'objectivité du groupe « Correctiv ». Par exemple, ce groupe a attaqué le parti Alternative pour l'Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD).

« Tout ce qui se passe ici, ce n'est pas une lutte contre les fake news ou contre une information qui ne correspond pas à la réalité. C'est une tentative de la classe politique de récupérer le pouvoir, le contrôle et la domination », a déclaré l'avocat.

Il a aussi ajouté que l'Allemagne n'avait pas besoin de nouvelles lois qui interdiraient les insultes, la diffamation ou les fausses accusations. En outre, il souligne qu'il n'est pas toujours possible de découvrir si une information est véridique ou non.

Le mois dernier, Facebook a commencé à tester sa solution d'« antifake news » aux États-Unis, en promettant de la déployer dans d'autres pays. Le choix du réseau social comme prochaine destination pour tester son outil s'est porté sur l'Allemagne.

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Commentant la prétendue manipulation russe de l'élection présidentielle américaine en faveur de Donald Trump, Wolfgang Bosbach, membre du parti conservateur CDU d'Angela Merkel, a déclaré qu'il existait « un danger général, pour les élections fédérales de 2017 également, de trafic d'influence dans le but de manipuler des faits ou des opinions ».

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