L'Allemagne renonce au schiste, la Chine lui tend les bras

Tous les Länder allemands viennent d'interdire l'utilisation des technologies de fracturation pour la production de pétrole et de gaz de schiste sur leur territoire.

Cette décision est justifiée par des arguments environnementaux — le risque de pollution des eaux souterraines et de séismes entre autres. La Chine, au contraire, étend le recours à ces technologies et sa production de gaz de schiste devrait quadrupler dans les années à venir.

 

A person carrying an umbrella walks by the Ogranization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) headquarters in Vienna, Austria October 4, 2016. - Sputnik France
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La nouvelle loi sur l'interdiction totale de la production de pétrole et de gaz de schiste par fracturation hydraulique est en vigueur en Allemagne depuis le 11 février — à l'exception de quatre forages d'essai au maximum à des fins scientifiques. « Cette précision permet aux compagnies énergétiques de ne pas abandonner totalement l'exploration géologique afin d'évaluer plus exactement les réserves réelles de gaz de schiste dans les sous-sols du pays », explique la Deutsche Welle.

 

La Chine adopte une attitude complètement opposée: Pékin souhaite décupler sa production annuelle de gaz pour atteindre 30 milliards de mètres cubes d'ici 2020. La production de gaz de schiste en Chine fin 2015 atteignait déjà près de 4,5 milliards de mètres cubes, ce qui est plusieurs fois supérieur aux résultats des années précédentes.

Les entreprises gazières russes sont pour l'instant dans l'expectative vis-à-vis des technologies de schiste. Et pour cause: elles rencontrent déjà des problèmes pour écouler le gaz produit par les méthodes traditionnelles et meilleur marché.

« Les travaux dans la production de gaz de schiste sur le territoire russe sont inopportuns dans un avenir prévisible à cause des réserves élevées des gisements gaziers traditionnels. A moyen et long terme, le développement de la production de gaz de schiste en dehors de l'Amérique du Nord se limitera à quelques pays, sachant que les États-Unis en resteront le plus grand producteur », a conclu le conseil d'administration de Gazprom à l'issue de sa réunion d'octobre 2016.

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