Moscou répond aux accusations d’un ex-général syrien à l’encontre de son gouvernement

© Sputnik . Vladimir Astapkovich / Aller dans la banque de photosOne of the Kremlin towers in Moscow.
One of the Kremlin towers in Moscow. - Sputnik Afrique
Suite aux accusations portées contre le gouvernement syrien par l’ex-général syrien Zaher al-Sakat, Moscou s’interroge sur pourquoi ce dernier a caché ce fait aussi longtemps. «Tout le monde comprend que ce général a été motivé par la carotte ou le bâton », a ironisé Sergueï Lavrov.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a fait part de son étonnement suite aux accusations de l'ex-général syrien Zaher al-Sakat à l'encontre du gouvernement de son pays qui, selon lui, aurait dissimulé plusieurs centaines de tonnes d'agents toxiques.

Le chef de la diplomatie russe a pointé du doigt les incohérences dans le discours de l'ex-général. Ainsi, « le volume total de produits chimiques à détruire a été fixé à 1 300 tonnes tandis que le général a déclaré qu'il s'agissait de 2 000 tonnes d'armes chimiques ».

« Puisque le chiffre de 1 300 tonnes a été annoncé publiquement, je me pose une question: si le général était au courant de 2 000 tonnes pourquoi a-t-il gardé le silence pendant trois ans», a déclaré M. Lavrov en rajoutant qu'il était impossible de cacher 700 tonnes sous un lit.

Dans le même temps, le diplomate russe a souligné que « chaque personne raisonnable comprenait que ce général avait été motivé par la carotte ou le bâton ».

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Par ailleurs, M. Lavrov rappelle que Zaher al-Sakat n'a pas mis un pied dans son pays depuis 2013, l'année où Moscou et Washington sont arrivés à un accord sur le désarmement chimique de la Syrie en conformité avec son adhésion à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC).

Selon lui, en 2014, sur la base de cet accord, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) avait reçu du gouvernement syrien des informations sur les stocks d'agents toxiques et les avait vérifiées la même année.

Auparavant, Zaher al-Sakat avait accusé le gouvernement syrien de dissimuler un stock d'armes chimiques comprenant plusieurs centaines de tonnes de sarin, des bombes aériennes capables de porter des charges chimiques et des ogives chimiques pour les missiles Scud. Selon lui, un important stock de munitions chimiques a été caché dans les montagnes près de Homs et dans la ville méditerranéenne de Djableh non loin de Tartous.

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Mardi 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants. Des sources locales proches de l'opposition font état de 80 morts et de 200 blessés et en imputent la responsabilité aux forces gouvernementales syriennes. Celles-ci rejettent ces accusations et expliquent que le bombardement aérien sur Khan Cheikhoun a touché un entrepôt d'armes chimiques de groupes terroristes, dont les agents actifs ont alors contaminé la population.

Les autorités russes demandent une enquête impartiale sur cette affaire avec l'implication de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

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