Le boycott de Kaspersky Lab «jette une ombre sur l'image» des USA

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L’administration US a interdit aux agences fédérales du pays d’utiliser les produits antivirus du groupe russe Kaspersky Lab. Selon le porte-parole du Kremlin, il s’agit d’une méthode de concurrence déloyale destinée à saper les positions des sociétés russes sur le marché international.

La décision des États-Unis d’interdire l’utilisation par leurs agences fédérales des logiciels de Kaspersky Lab, groupe russe spécialisé dans la sécurité informatique, fait douter que Washington soit un partenaire fiable, a déclaré jeudi Dmitri Peskov, porte-parole du Président russe.

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L’administration US «entraîne Kaspersky Lab dans une guerre géopolitique»

«Cela jette une ombre sur l’image de nos collègues américains en tant que partenaires fiables», a indiqué M.Peskov devant les journalistes.

Selon lui, il est question d’une «concurrence déloyale et de la violation de toutes les normes du commerce internationales destinée à saper les positions des sociétés russes sur la scène mondiale».

Moscou aidera Kaspersky Lab à défendre ses intérêts, d’après M.Peskov.

Le Département américain de la sécurité intérieure a appelé le 13 septembre les établissements publics du pays à désinstaller sous 90 jours les logiciels antivirus de la société russe Kaspersky Lab, en raison de liens prétendus de l'entreprise «avec les services de renseignement et d’autres institutions russes».

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Kaspersky Lab nie tout lien avec le FSB
Kaspersky Lab a nié tout lien avec le Kremlin et déclaré que ces allégations étaient sans fondement. L’entreprise russe s’est dite certaine que l’enquête lancée aux États-Unis démontrera qu’elle n’a pas de liens avec les autorités russes. Le patron du groupe, Evguéni Kaspersky, a accepté d’intervenir devant le Congrès américain.

«Je suis reconnaissant pour cette invitation à intervenir devant la commission pour la science, l’espace et les technologies de la chambre des représentants. Si j’arrive à obtenir rapidement mon visa, je pourrai répondre publiquement aux accusations portées contre mon groupe et ses produits», a déclaré M.Kaspersky.

L’ambassade de Russie aux États-Unis a également réagi en déclarant que la décision des autorités américaines d'arrêter d'utiliser les logiciels de Kaspersky Lab dans les institutions fédérales retardait «les perspectives de rétablissement de coopération bilatérale».

Ce n'est pas la première fois que les autorités américaines tentent d'accuser les informaticiens russes de collusion avec le Kremlin. Rappelons que le créateur de l'application de messagerie cryptée Telegram, Pavel Dourov, a révélé dans une interview à The Baffler que des agences gouvernementales américaines avaient tenté de le forcer à coopérer et cherché à soudoyer ses employés.

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