«Les Tchèques ont choisi leur Trump»

Le président tchèque Milos Zeman a déclaré qu'il avait l'intention de nommer le chef du parti populiste Action des citoyens mécontents (ANO) Andrej Babis à la tête du gouvernement.

L'ex-ministre des Finances, milliardaire et populiste Babis a mis un terme à la domination des partis de l'establishment dans la politique tchèque, écrit lundi le site d'information Gazeta.ru. Le positionnement de sa campagne contre toutes les forces existantes a apporté à ce politicien la victoire aux dernières législatives.

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L'ANO fondé en 2011 par le milliardaire Andrej Babis a remporté une victoire sensationnelle aux législatives tchèques avec plus de 29% des voix. Sachant que l'ANO a remporté non seulement une victoire globale, mais également dans chaque circonscription électorale.

La force politique populiste du pays a réussi à s'assurer la sympathie des Tchèques en avançant des slogans clairs et en se mettant en opposition par rapport aux personnalités politiques traditionnelles du pays.

Babis possède une expérience de travail au gouvernement. Il a occupé le poste de ministre des Finances de 2014 jusqu'en mai 2017. «A ce poste il a mis en œuvre une réforme très impopulaire auprès des entrepreneurs et très populaire auprès des travailleurs — il a instauré le calcul électronique des bénéfices. Cela signifie qu'aucun entrepreneur ne peut cacher ces recettes pour frauder le fisc», a expliqué la rédactrice de la revue Prague Express Irina Sulc.

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Il a réussi à décrocher ce poste quand son parti a obtenu 47 sièges au parlement à l'issue des législatives de 2013. Irina Sulc note que le vote pour Babis était un «vote protestataire contre les partis traditionnels».

Sachant que les médias occidentaux qualifient Babis d'«eurosceptique» et expliquent son succès par la colère des Tchèques par rapport à la situation actuelle. «Malgré le succès économique du pays, les experts disent que de nombreux Tchèques doivent durement travailler pour un bas salaire, pensent qu'ils sont restés derrière et se tournent vers les partis populistes, eurosceptiques, d'extrême-droite et antieuropéens», écrit The Daily Mail.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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