Voici les détails de l'«apocalypse de feu» survenue sur Terre à la fin de l'ère glaciaire

La collision de notre planète avec des fragments d'une comète désintégrée, qui s'est produite vers 11.000 av. J.-C., a provoqué de puissants incendies qui ont envahi près de 10% de la surface de la Terre, ce qui a eu des conséquences importantes pour le développement de la civilisation humaine.

Une grotte - Sputnik France
Un labyrinthe souterrain de la période glaciaire découvert au Canada (photos)
Avancée pour la première fois en 2007, l'hypothèse selon laquelle la Terre a survécu, à la fin du dernier âge glaciaire, à un impact extraterrestre a trouvé ces dernières années un regain d'intérêt grâce à de nouvelles preuves.

Ainsi, selon une étude publiée dans la revue Journal of Geology, la chute d'un ou plusieurs corps célestes pendant le Dryas récent (10.800 à 9.500 av. J.-C.) a provoqué de puissants incendies dont les traces ont été découvertes dans des échantillons venant de 170 endroits de notre planète.

«Le grand nombre d'indicateurs chimiques indique qu'un dixième des terres, environ 10 millions de kilomètres carrés, a été couvert par un feu des plus puissants», explique Adrian Melott de l'Université du Kansas.

Cette tempête de feu n'a pas été sans conséquences pour l'humanité et le monde animal de l'époque. Par exemple, les changements climatiques ont conduit à l'extinction complète de la mégafaune de l'Amérique du Nord y compris des mastodontes, des paresseux géants, des chats à dents de sabre et d'autres grands animaux. Avec la disparition de ces derniers, les tribus de chasseurs-cueilleurs ont été privés de leur principale source de nourriture ce qui aurait pu servir d'impulsion pour le développement de l'agriculture et de l'émergence de l'Homme dans des régions comme le Moyen-Orient.

Горящее дерево в Калифорнии - Sputnik France
Les témoins vivants de la naissance de civilisations parmi nous

«Nos calculs montrent qu'un cataclysme aurait pu complètement détruire la couche d'ozone, ou l'affaiblir de manière significative, ce qui a augmenté le risque de cancer de la peau et d'autres problèmes de santé. Bien sûr, cette idée reste encore une hypothèse, mais nous avons réussi à recueillir une énorme quantité de preuves montrant que la chute de la comète a vraiment eu lieu», souligne M.Melotte.

Selon lui, ils ont découvert dans les couches géologiques du Dryas récent une grande quantité de poussières et d'ammoniac libérée lors des incendies qui ont ravagé les forêts. Indirectement, cela est confirmé par la quantité élevée du pollen des peupliers et d'autres arbres dans les couches tardives, ce qui témoigne du rapide rétablissement de l'écosystème après la catastrophe.

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