Des scientifiques désignent un potentiel coupable du diabète

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Certains virus possèdent des protéines semblables à l’insuline et qui pourraient lancer une réaction auto-immune affectant le fonctionnement du pancréas d’un individu. Le dysfonctionnement du pancréas causerait, à son tour, le développement du diabète insulino-dépendant, estiment des spécialistes du Joslin Diabetes Center, aux États-Unis.

Le diabète insulino-dépendant apparaît lorsque le système immunitaire s'attaque aux cellules synthétisant l'insuline dans le pancréas. Pour l'heure, les causes de ce processus ne sont pas encore connues, néanmoins, d'après des spécialistes américains du Joslin Diabetes Center, des virus pourraient être à l'origine de ce dysfonctionnement.

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Ainsi, Ronald Kahn et ses collègues ont supposé que dans le cas du diabète insulino-dépendant, la réaction auto-immune pourrait être déclenchée par des microorganismes qui synthétisent des protéines semblables à l'insuline, indique l'article publié sur le portail PNAS.

Ayant analysé une large base de génomes viraux, les scientifiques ont établi que certains virus pourraient produire des peptides, totalement ou partiellement semblables à 16 hormones humaines ainsi qu'à certaines protéines régulatrices.

Par ailleurs, l'attention particulière des spécialistes a été attirée par quatre virus produisant des séquences semblables à l'insuline. Les virus de cette famille infectent des poissons, tandis qu'aucun cas d'infection d'un être humain n'a pas encore été observé.

Les spécialistes indiquent toutefois que ces microorganismes peuvent atteindre l'organisme humain par le biais de nourriture contaminée.

Dans le cadre de leurs recherches, des spécialistes ont synthétisé des peptides viraux semblables à l'insuline (VILP) afin d'étudier leur influence sur des cellules de souris et d'humains.

Les résultats obtenus ont démontré que des peptides pouvaient s'associer avec des récepteurs d'insuline ainsi qu'avec l'IGF-1, une hormone peptidique ayant une structure chimique semblable à celle de la proinsuline et qui joue son rôle dans l'assimilation du glucose par les cellules.

Lorsque ces peptides viraux ont été injectés aux souris, les rongeurs ont montré une baisse du niveau de glucose dans le sang, ce qui prouve, à son tour, l'impact similaire à l'insuline de ces peptides sur leur organisme.

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Dans le même temps, les chercheurs envisagent d'étudier le rôle que pourraient jouer ces peptides viraux, à savoir provoquer une réaction auto-immune dans le cas du diabète insulino-dépendant ou affaiblir la réponse du système immunitaire, en agissant en tant que facteur de défense.

Une étude plus avancée sur ce sujet permettrait dans l'avenir aux sociétés pharmacologiques de concevoir de nouvelles formes d'insuline synthétisé qui seraient capables d'être conservée pendant longtemps au frigo sous la température entre +2º + 8º С. De plus, les chercheurs pensent que cela pourrait servir à l'élaboration d'insulines s'absorbant rapidement et se désagrègeant lentement.

D'après Ronald Kahn, il existe à ce jour plus de 300.000 virus susceptibles de contaminer des cellules de mammifères mais parmi eux il n'y a que 2,5% qui sont connus de la science.

Comme le soulignent les scientifiques, un travail important et de longue haleine doit être encore mené pour étudier comment ces virus interfèrent avec l'immunité et ce qu'ils sont capables de faire dans l'organisme humain.

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