Oasis de lucidité: des Britanniques regrettent la politique de Londres à l’égard de Moscou

© AP Photo / Alastair GrantAmbassade russe à Londres
Ambassade russe à Londres - Sputnik France
De nombreux Britanniques ne partagent pas la position que leur gouvernement a prise face à la Russie dans l’affaire Skripal. L’ambassade russe à Londres en a des preuves, comme les nombreuses lettres de soutien dont les auteurs font part de la «honte» qu’ils ressentent à cause de la politique du Royaume-Uni.

L'ambassade russe au Royaume-Uni a publié sur sa page Twitter des extraits de lettres adressées par des Britanniques qui soutiennent Moscou sur fond de l'aggravation de ses relations avec Londres.

In this file photo taken on March 8, 2018 members of the emergency services in green biohazard encapsulated suits re-affix the tent over the bench where Russian spy Sergei Skripal and his daughter Yulia were found in critical condition on March 4 at The Maltings shopping centre in Salisbury, southern England - Sputnik France
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L'auteur de l'une de ces lettres a présenté ses excuses pour les mesures prises par le gouvernement britannique qui, selon lui, s'était dépêché d'accuser la Russie d'être impliquée dans l'affaire Skripal sans prendre la peine d'éclaircir tous les faits.

«Je veux juste exprimer mon soutien à la Russie et à ses citoyens au cours de la crise actuelle. Je ne crois pas que la Russie soit responsable des mensonges propagés par la communauté internationale», a-t-il ajouté.

Un autre Britannique s'est déclaré être déçu par la politique de Londres qui a renoncé à l'aide de la Russie dans l'enquête sur l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, en accusant la Russie pour ce crime.

«Je veux souligner à quelle point j'ai honte de la manière dont le gouvernement et les médias britanniques ont agi à l'égard de vous et de vos citoyens», lit-on dans ce message.

Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial à Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique Theresa May a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down ont reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans cette tentative d'assassinat. Le gouvernement russe a demandé à Londres à plusieurs reprises de lui permettre de participer à cette enquête.

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