L'Irak plongé dans le chaos politique?

© AFP 2022 Ahmad Al-RubayeLégislatives en Irak
Législatives en Irak - Sputnik France
Les récentes législatives irakiennes ne se sont pas déroulées comme les précédentes, même les premières élections après le renversement de Saddam Hussein en 2005.

Les grands blocs basés sur les plateformes sectaires (chiites-sunnites) et nationalistes (arabo-kurdes) ont été dissous en Irak suite aux législatives, rapporte Vestifinance.ru.

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La chambre des représentants récemment élue se composera d'un plus grand nombre de coalitions, qui auront donc moins de poids. Il est peu probable que le plus important bloc chiite (Alliance nationale irakienne) refasse son apparition compte tenu des fortes divergences en son sein.

Durant ces élections, le mouvement de Moqtada al-Sadr s'est déjà séparé pour s'unir avec le Parti communiste et d'autres groupes civils.

La Coalition de l'État de droit a été divisée en deux groupes: le premier, dirigé par le premier ministre Haïder al-Abadi, et le second par l'ex-premier ministre Nouri al-Maliki.

D'autres groupes chiites ont formé des listes avec des groupes armés ayant rallié les Forces de mobilisation populaire pour se présenter aux élections sous l'égide de Hadi al-Amiri, chef de l'organisation Badra qui s'est séparée de la Coalition de l'État de droit et de l'Alliance nationale.

Le bloc sunnite a également éclaté et ses membres ont formé de courtes listes, même si certains leaders ont adhéré à la Coalition nationale d'Iyad Allaoui.

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Même les Kurdes, qui avaient fait preuve d'une plus grande cohésion que les autres auparavant, se sont séparés et l'Union du Kurdistan n'est plus un centre unique. Chaque parti présente sa liste — ce qui a conduit à la baisse de leur représentation au parlement. Ces listes chercheront à rejoindre les blocs chiites ou sunnites pour s'assurer d'être représentés dans le prochain gouvernement.

Les élections de cette année se sont distinguées par un niveau d'abstention bien plus élevé que précédemment. Le taux de participation à ces élections est passé de 60% (aux élections de 2014) à moins de 50%.

Compte tenu de cette situation, le nouveau gouvernement devra être suffisamment fort pour remplir ses tâches après la libération de Daech, notamment du point de vue de l'établissement de la citoyenneté d'État après la chute des sectes et des quotas nationaux. Les habitants l'ont fait comprendre pendant les dernières élections en s'abstenant de voter.

Bien sûr, le nouveau gouvernement ne doit pas rappeler le précédent en matière de sectes et de quotas nationalistes, car cela engendrerait un fiasco et approfondirait la grogne sociale qui se traduira par des troubles difficiles à contrôler, conclut le portail Vestifinance.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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