Des scientifiques ont étudié l’impact de la chaleur sur le fonctionnement du cerveau

Des scientifiques sont arrivés à la conclusion qu’une chaleur accablante était susceptible d’impacter négativement l’activité du cerveau. Menant des expérimentations afin de vérifier leur hypothèse, ils ont découvert que les habiletés cognitives des humains sont soumises à quelques défauts de fonctionnement pendant les périodes de fortes chaleurs.

Des périodes de chaleur accablante impactent la santé des personnes âgées mais également les habiletés cognitives de toute la population, y compris les jeunes et les enfants, selon les résultats d'une recherche parus dans la revue PLoS Medicine

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«La plupart des recherches de ce genre sont focalisées sur l'observation de la santé des personnes âgées, ce qui a créé l'illusion que les périodes de fortes chaleurs ne touchaient pas le reste de la population. Nous avons ainsi voulu observer plusieurs étudiants d'une résidence universitaire à Boston lors d'une période de forte chaleur», a expliqué José Cedeño Laurent, assistant de recherche à l'université d'Harvard.

José Cedeño Laurent et ses collègues ont essayé de mesurer les effets d'une importante chaleur, pas assez forte pour entraîner la mort, mais suffisante pour mener à une aggravation des conditions de vie. Une quarantaine d'étudiants a participé à cette expérimentation: seule la moitié d'entre eux résidait dans des dortoirs équipés d'unités de climatisation, les autres devant survivre sans un tel confort. En juillet 2016, pendant la canicule estivale, les scientifiques ont régulièrement demandé aux étudiants de passer plusieurs examens directement sur leurs téléphones portables afin de tester leur mémoire, leur attention ou leurs réflexes.

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Pendant les périodes de températures «normales», les étudiants des deux groupes ont réussi les tests avec succès. Mais avec l'arrivée de la chaleur, des différences entre ces deux groupes ont commencé à se faire remarquer. Les étudiants qui survivaient sans climatisation ont montré un déclin de 13% par rapport à leurs «concurrents» réfrigérés. Les chercheurs ont même noté une chute de 30 à 50% par moments. Les différences les plus notables concernaient notamment la vitesse de traitement et le temps de réaction, ainsi que l'exactitude des réponses.

Le plus curieux, c'est ce que la chute la plus importante des aptitudes intellectuelles des sujets a eu lieu aux premiers jours de la normalisation des températures suite à de fortes chaleurs. Les scientifiques ont réalisé que cela était dû à la température intérieure des logements qui mettait ainsi plusieurs jours à s'ajuster à la température extérieure en baisse. Pour finir, ils ont tenus à souligner que plus une personne était âgée, plus important sera l'effet négatif de la chaleur sur son organisme.

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