Un député LREM veut créer un groupe parlementaire… d'opposition

Le député de la Vienne Jean-Michel Clément ambitionne de créer un groupe parlementaire d'opposition après avoir quitté le parti de la majorité pour un désaccord profond en terme de valeurs sur la loi Asile et Immigration. Il a expliqué sa démarche dans un entretien à Politis.

Alors que le BenallaGate secoue la Macronie, Jean-Michel Clément, député élu sous l'étiquette de La République en Marche a lâché une petite bombe dans une interview accordée à Politis. Dans cet entretien, le parlementaire a annoncé qu'il était sur le point de créer un groupe d'opposition.

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Loi Asile et immigration: Fronde ou frondinette chez les députés LREM?
Son groupe, dont il espère pouvoir déposer les statuts à la rentrée parlementaire en octobre, intègrerait «des élus qui viennent de la République en Marche, mais pas seulement» dans le but de rassembler autour de plusieurs points tels que l'attachement aux territoires, la question écologique, l'équilibre des comptes publics et de valeurs humanistes sans renier les «idéaux de gauche».

L'élu de la Vienne, qui s'était volontairement écarté du parti d'Emmanuel Macron après avoir été le seul de la majorité à voter contre la loi Asile et Immigration, a déclaré à nos confrères:

«Après cet épisode, j'ai écrit à Richard Ferrand pour l'informer de mon retrait […] Je suis le seul à avoir été exclu de LREM, les autres parlementaires ont peur, mais d'autres prendront ce chemin.»

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Pour justifier la création d'un huitième groupe parlementaire, M.Clément a expliqué que, sur de nombreux sujets, il était en désaccord avec la politique menée par l'exécutif:

«Globalement, la politique d'Emmanuel Macron n'est pas la bonne. À commencer par sa politique migratoire, mais aussi la loi sur l'agriculture et l'alimentation. Quant à la réforme constitutionnelle…»

L'élu, qui s'est dit «fondamentalement opposé» à la réforme constitutionnelle, la qualifiant de «cassure dans l'équilibre des pouvoirs», se déclarait «extrêmement surpris» par la politique menée et jugeait:

«Je pensais [Macron, ndlr] apte à réformer là où la droite et la gauche avaient échoué, mais aussi à accompagner ses réformes de bienveillance. On parlait de social-démocratie, on est passé au social-libéralisme.»

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