Benalla: la France Insoumise et le PCF voteront pour la motion de censure des Républicains

Les députés du Parti communiste français ainsi que les membres de la France Insoumise ont annoncé leur intention de voter en faveur de la motion de censure déposée par les Républicains en raison de l’affaire Benalla.

Alors que le parti Les Républicains a annoncé fin juillet sa décision de déposer une motion de censure dans le cadre de l’affaire Benalla, les députés du Parti communiste français et de la France Insoumise voteront également en faveur de cette initiative.

En outre, une alliance de la gauche, composée des députés de La France insoumise, du Parti communiste français et du Parti socialiste, a déposé sa propre motion de censure, également dans le cadre de la polémique entourant Alexandre Benalla.

Les Républicains - Sputnik France
Affaire Benalla: les députés LR vont déposer une motion de censure contre le gouvernement
D'après l'article 50 de la Constitution, «lorsque l'Assemblée Nationale adopte une motion de censure ou lorsqu'elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du gouvernement, le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du gouvernement». Afin d'être déposée, une motion de censure doit recevoir 58 signatures. 

Jusqu'à présent une seule motion de censure a été adoptée, le 5 octobre 1962, renversant le premier gouvernement Pompidou à la suite de la décision du général de Gaulle d'instituer par la voie référendaire l'élection du Président de la République au suffrage universel direct. En réponse à cette motion, l'Assemblée avait été dissoute par le Président.

Alexandre Benalla - Sputnik France
Alexandre Benalla: «Il n’y a aucun coup porté par moi sur le manifestant»
Alexandre Benalla, collaborateur du Président de la République française, dont le licenciement a été annoncé le 20 juillet, avait été filmé le 1er mai à Paris en train de frapper des manifestants alors qu'il était présent en tant qu'observateur auprès des forces de l'ordre. M.Benalla a été ensuite placé le même jour en garde à vue pour violences et usurpation de fonction. Son domicile à Issy-les-Moulineaux a été perquisitionné le 21 juillet au matin. Le 22 juillet, le parquet de Paris a annoncé la mise en examen pour «violences en réunion» d'Alexandre Benalla et des quatre autres protagonistes filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai.

Le Président Macron a affirmé le 24 juillet, devant des membres du gouvernement et des députés de la République en Marche, que les faits qui s'étaient produits le 1er mai étaient une «trahison» et que le seul responsable de la situation était lui-même.

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