Quel danger représente pour l’Homme les radiations à bord des avions?

© Sputnik . Marina Listseva / Aller dans la banque de photosAirbus-320
Airbus-320 - Sputnik France
Les rayons cosmiques, qui ne constituent pas un risque significatif au sol, sont-ils si inoffensifs dans les airs? Dans une interview accordée à Sputnik, le directeur de l’Institut de recherche en hygiène de rayonnements Ramzaev, basé à Saint-Pétersbourg, a expliqué que les vols en avion ne nous faisaient pas courir un risque significatif.

Voyager à bord d'un avion permet de gagner du temps. Mais ce choix de transport ne représente-t-il pas un danger pour la santé humaine, surtout si notre corps est exposé à une radiation cosmique? Dans un entretien avec Sputnik, Ivan Romanovitch, le directeur de l'Institut de recherche en hygiène de rayonnements Ramzaev, basé à Saint-Pétersbourg, a apaisé les craintes. Selon lui, la dose de radiation reçue lors des voyages en avion est plusieurs fois inférieure à celle à laquelle nous sommes exposés quotidiennement.

«Selon les données scientifiques disponibles, la dose moyenne de radiation obtenue lors des 10 heures du vol à une altitude de 9.000 à 11.000 m, est comprise entre 0,03 et 0,008 mSv. À titre de comparaison, la dose annuelle moyenne de radioactivité reçue, par exemple en Russie, est de 3,34 mSv».

En outre, comme l'a indiqué Ivan Romanovitch, la radiation dans l'avion est parfois moins dangereuse que l'irradiation médicale:

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«Les doses de radiation reçues pendant un vol de dix heures sont proches des doses d'irradiation obtenues lors de la radiographie numérique du thorax, de 0,04 à 0,1 mSv. Au contraire, la dose d'irradiation reçue au cours de la tomographie par ordinateur est nettement supérieure à celle en avion: de 1 à 50 mSv».

Tout en constatant que l'irradiation reçue pendant le voyage en avion appartient à la catégorie de radioactivité naturelle, Ivan Romanovitch souligne que les doses d'irradiation reçues par l'équipage et les passagers sont déterminées par l'altitude du vol, la latitude et la longitude de l'itinéraire.

C'est pourquoi, selon le chercheur, «le seul moyen efficace de se protéger est de limiter le temps passé dans les airs et/ou d'éviter de voler à haute altitude dans les zones circumpolaires. Toutefois, cela n'a de sens que pour les voyageurs qui passent plus de 140 heures par an en vol».

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