«J’ai trois bombes dans mes bagages»: l’humour à la française d’une touriste au Québec ne trouve pas son public

CC0 / Mohayg / Québec
Québec - Sputnik France
Cherchant à faire de l’humour, une sexagénaire française a déclaré à un douanier québécois à l’aéroport qu’elle avait trois bombes dans sa valise. À cause de cette blague, de «très mauvais goût» selon la partie québécoise, la touriste a été placée en détention et jugée.

Mercredi 18 septembre, une Lyonnaise de 64 ans est arrivée à l’aéroport Jean-Lesage de Québec pour voir des amis et aider sa nièce à emménager. Cependant, son échange avec un douanier qui n’aurait dû être qu’une formalité à couper court à ses projets.

«Trois bombes dans mes valises»

Aéroport de Bruxelles après les explosions du 22 mars - Sputnik France
Les bombes de l'aéroport de Bruxelles se trouvaient dans des valises
Après avoir récupéré son bagage, elle a décidé de demander si elle avait le droit de transporter du poivre dans sa valise pour l’offrir, rapporte le journal québécois Le Soleil. Un douanier lui a demandé s’il s’agissait de poivre de défense en spray ou d’un simple produit alimentaire. La dame a confirmé qu’elle n’en avait que sous forme de condiment mais le douanier lui a demandé si elle n’avait pas quelque chose d’autre dans son sac.

«Oui, j’ai trois bombes dans mes bagages», a alors répondu la Française en souhaitant faire de l’humour, ce qui n’a pas enthousiasmé le douanier. Elle a ensuite été contrainte de s’excuser et d’expliquer que «c’est une blague», en ajoutant qu’elle croyait que «les Canadiens avaient le sens de l’humour».

Police belge, image d'illustration - Sputnik France
La gare de Bruxelles-Nord a été évacuée à la suite d'une alerte à la bombe
Or, ses arguments n’ont été pas été jugés convaincants, la valise de la Lyonnaise a été passée aux rayons X et fouillée.

«Blague de très très mauvais goût»

Bien qu’il n’y ait pas eu de bombe dans son bagage, la Française a été détenue et a comparu devant le tribunal le 19 septembre «pour entrave au travail des agents des services frontaliers».

Selon le juge, «c’était une blague de très très mauvais goût». En fin de compte, son casier judiciaire est resté vierge, mais elle a été condamnée à contribuer à hauteur de 1.000 dollars canadiens (680 €) à une organisation locale aidant des enfants et familles dans le besoin.

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