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Jacques Hogard, ancien colonel: «L’UE est aussi en état de mort cérébrale»

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La remarque d’Emmanuel Macron sur la «mort cérébrale» de l’Otan continue de faire polémique. Jacques Hogard, ancien colonel de Légion étrangère et fondateur de la société d’intelligence économique EPEE, revient sans aménité sur les remarques du Président de la République au micro du Désordre mondial.

Le mois dernier, Emmanuel Macron a accordé une interview au magazine The Economist qui n’a pas cessé de provoquer le buzz. La controverse découle des remarques de Macron évoquant la «mort cérébrale» de l’Otan.

Ancien colonel, notamment commandant du groupement de Légion étrangères lors de l’opération Turquoise au Rwanda en 1994, Jacques Hogard le félicite de sa lucidité:

«On est dans une pagaille totale qui fait que nulle ne sait à quoi sert cette organisation... Il n’y a plus de justification à l’alliance telle qu’elle est constituée aujourd’hui.»

Tandis que l’Otan devient obsolète, Macron dit vouloir consacrer son attention à la construction d’une Europe de la défense –une idée à laquelle s’en prend le fondateur et dirigeant de la société d’intelligence économique EPEE:

«Je pense que Macron est dans l’idée de promouvoir cette lubie, cette utopie, qui est l’Europe de la Défense. Et il se croit “Gaullien” en disant que l’Europe va devenir une puissance militaire à part entière. À mon avis, il se trompe, parce que faire l’Europe de la Défense pour l’Europe de la Défense, c’est le même piège que celui qui a consisté à faire l’euro avant même de faire une politique économique commune.»

Emmanuel Macron - Sputnik France
Après son constat de «la mort cérébrale» de l’Otan, Macron veut autonomiser l’UE, selon Die Welt
Hogard croit que «l’Europe est aussi en état de mort cérébrale» et qu’il y a une autre possibilité pour l’avenir de la défense collective européenne:

«Réfléchissons, et vite, à la construction d’un concept de Défense européenne commune... qui implique une réflexion de l’Est à l’Ouest, qui implique d’ailleurs la Russie comme acteur. On n’a aucune raison de comparer aujourd’hui la Russie de 2020 avec l’Union soviétique des années 80.»
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