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Pakistan: la justice annule la condamnation à mort par contumace de Musharraf

© Sputnik . Sergueï Gouneïev  / Aller dans la banque de photosPervez Musharraf
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Le 17 décembre dernier, un tribunal spécial avait condamné l’ancien Président à la peine de mort par contumace pour «haute trahison» pour avoir instauré l'état d'urgence dans le pays en 2007. Lundi 13 janvier, ce verdict a été annulé.

La justice pakistanaise a annulé lundi 13 janvier la condamnation à mort par contumace de l'ex-Président et général Pervez Musharraf, arguant que la cour spéciale l'ayant déclaré coupable de trahison était anticonstitutionnelle, a appris l’AFP auprès d'un procureur en charge de l'affaire.

«Le dépôt de la plainte, la constitution du tribunal, la sélection de l'équipe de l'accusation sont illégaux. [...] Le jugement complet a été annulé», a déclaré à l'AFP le procureur Ishtiaq A Khan, qui défendait le gouvernement pakistanais devant la Haute cour de Lahore (Est).

Azhar Siddique, un avocat de l'ex-général, a confirmé à des journalistes devant ce tribunal que la justice avait «tout annulé».

Le parquet peut choisir de poursuivre à nouveau l'ancien chef de l'État, encore accusé dans plusieurs autres affaires, avec l'aval du gouvernement pakistanais.

Le 17 décembre dernier, un tribunal spécial l'avait condamné à la peine de mort par contumace pour «haute trahison» pour avoir instauré l'état d'urgence dans le pays en 2007.

Les termes très crus du jugement – «s'il est trouvé mort, son cadavre [sera] traîné jusqu'à [...] Islamabad et pendu pendant trois jours» - avaient provoqué une vive polémique dans le pays et la colère de la puissante armée.

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Condamné à mort, l’ex-Président pakistanais dénonce «une vengeance personnelle»
Le procureur général Anwar Mansoor Khan, nommé par le gouvernement, avait de son côté rapidement déclaré qu'un tel jugement «inconstitutionnel, contraire à l'éthique et illégal», serait «contesté».

Personnage central de la vie politique pakistanaise, Pervez Musharraf était parvenu au pouvoir par un coup d'État sans effusion de sang en octobre 1999, avant de s'autoproclamer Président en juin 2001 et de remporter en avril 2002 un référendum controversé.

Le 3 novembre 2017, il avait invoqué la défense de l'unité nationale face au terrorisme islamiste et l'opposition de la Cour suprême, qui devait se prononcer sur la légalité de sa réélection un mois plus tôt, pour suspendre la Constitution.

La mesure, très impopulaire, avait fini par causer sa chute en 2008.

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