La production industrielle algérienne enregistre une forte chute au deuxième trimestre 2020

La production industrielle algérienne confirme sa tendance à la baisse au deuxième trimestre de l’année 2020, soit -14,1%, après une chute de -10,4% au premier trimestre, indique l’Office national des statistiques, selon l’APS. Le secteur des hydrocarbures est également touché.

La machine économique continue de se dégrader en Algérie à cause de l’impact de la crise sanitaire du Covid-19. En effet, dans son rapport de conjoncture publié lundi 28 septembre par l’Algérie Presse Service (APS), l’Office national des statistiques (ONS) fait état d’un important recul de la production industrielle au 2e trimestre de l’année en cours comparativement à 2019. Le secteur des hydrocarbures, poumon de l’économie du pays, est également fortement impacté.

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Le document de l’ONS informe que la production industrielle du secteur public a reculé de -14,1%. Cette baisse vient se greffer à celle enregistrée durant le 1er trimestre, soit -10,4%, par rapport à la même période de l’année dernière. En 2019, la production industrielle du secteur public avait connu une hausse de 2,7 %.

Les secteurs touchés

À cause du confinement décidé dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire pour faire face à l’épidémie, plusieurs industries ont dû arrêter complètement leurs activités.

Ainsi, les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE) ont baissé de -54,9%. Les matériaux de construction de -24,7%, les industries chimiques de -14,3%.

La production industrielle des textiles a reculé de -26,6%, alors que les industries des bois et papier ont chuté de -37%. La production des industries des cuirs et chaussures a, quant à elle, enregistré une baisse de -54,7%.

Quid du secteur des hydrocarbures?

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Déjà fortement impacté par la chute du prix du pétrole en 2014, le secteur des hydrocarbures a également subi un ralentissement de -8,5% en raison de la baisse de la demande sur le plan national et international, due au recul de l’activité économique en raison du Covid-19.

En effet, l’ONS indique que la branche pétrole brut et gaz naturel a chuté de -10%. La production du gaz naturel liquéfié (GNL) a reculé de -6,4% et enfin le raffinage du pétrole de -4,3%.

Le secteur des mines et carrières, notamment le minerai du fer, a affiché une baisse de production de -3,6%.

Selon les dernières projections du Fond monétaire international (FMI), l’Algérie a besoin d’un prix du baril de pétrole à 157,2 dollars afin d’équilibrer son budget pour l’année 2020.

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Le prix actuel d’un baril de Brent (le prix référence du pétrole algérien) étant de 42,5 dollars, le gouvernement algérien serait à nouveaux obligé de puiser dans ses réserves de change qui ont atteint les 60 milliards de dollars.

Depuis la chute du prix du pétrole en 2014, ces réserves de change sont passées de 179 milliards de dollars fin 2014 à 60 milliards, selon les notes de conjonctures de la Banque d’Algérie.

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