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Le maire de Trappes va attaquer en justice le professeur de philo menacé dans sa ville

Une salle de classe - Sputnik France, 1920, 08.02.2021
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Au micro du Point, le professeur Didier Lemaire, qui ne se sent plus en sécurité depuis la publication d’une lettre ouverte peu après l’assassinat de Samuel Paty, avait noté que le maire de Trappes «colport[ait] dans la ville des accusations mensongères et haineuses» le visant. Invité sur CNews, l’élu a promis de porter plainte en diffamation.

«Comment pallier l’absence de stratégie de l’État pour vaincre l’islamisme?». Depuis que cette lettre ouverte de Didier Lemaireest parue dans l’Obs, ce professeur de philosophie à Trappes fort de 20 ans d’expérience a reçu des menaces, si bien que, comme il l’avait récemment avoué au Point, il est escorté par la police. Au micro de cette édition, il a déclaré que le maire de la ville en question colportait «des accusations mensongères et haineuses» à son encontre. Plus tard, sur CNewsil indiquera que ses élèves ne se sentent plus Français. «À Trappes, il n’y a plus de lieux mixtes, de coiffeurs mixtes, les cafés ne sont plus ouverts aux femmes magrébines».

Prenant à son tour la parole sur CNews, le maire de Trappes, Ali Rabeh, a répondu au professeur.

«Ce matin, sur CNews, il a dit un certain nombre de mensonges, un certain nombre de contre-vérités», a-t-il déclaré dans Morandini Live. «Raconter qu'à Trappes, il n'y a aucun coiffeur mixte, c'est factuellement faux! Il y a quatre coiffeurs mixtes à Trappes».

Plainte à venir

Et de promettre de porter plainte pour diffamation: «M.Lemaire a indiqué que je l'avais qualifié d'être islamophobe et raciste. Il prétend que j'ai tenu ces propos à une chaîne néerlandaise qui a fait une interview de lui et de moi-même et que ces propos auraient été enregistrés. Je suis certain de ne pas avoir tenu ces propos, parce que tout simplement je ne le pense pas. [...] J'ai un communiqué qui indique que, pendant l'interview, je n'ai pas utilisé les mots islamophobes et racistes».

Il a toutefois dit soutenir totalement cet enseignant qui défend Samuel Paty et, en outre, promouvoir la liberté d’expression. «Je lui refuse le droit de me diffamer, pour cela j’irai devant les tribunaux».

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