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Castaner prêt à voter Mélenchon: quand l’ex-ministre estimait que le leader de LFI n’avait plus d’«humanité»

© Sputnik . Dominique Boutin / Aller dans la banque de photosJean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon - Sputnik France, 1920, 03.03.2021
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L’ex-ministre de l’Intérieur s’est déclaré prêt à voter pour Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, bien que cette éventualité lui semble «peu probable». Il s’agit toutefois d’un point marquant dans l’histoire bien tendue des rapports entre MM.Mélenchon et Castaner.

Interrogé sur l’hypothèse d’un face-à-face Le Pen - Mélenchon au second tour de la présidentielle 2022, l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est déclaré prêt à soutenir le chef de file de LFI qui n’est pas selon lui «un ennemi de la République»:

«Je fais une vraie différence entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Contrairement à lui, j’ai le souvenir du soir du premier tour de l’élection présidentielle où lui n’a pas été capable de faire la différence entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Moi je soutiendrais à ce moment-là Jean-Luc Mélenchon», a expliqué M.Castaner sur le plateau d’Europe 1.

Bien qu’il tienne à souligner que cette hypothèse est «peu probable», il s’agit toutefois d’un point marquant dans l’histoire des relations entre MM.Castaner et Mélenchon, qui sont, depuis plusieurs années, loin d’être sereines.

«Appel au combat» contre la réforme du droit du travail

Ainsi, en septembre 2017, lorsque Christophe Castaner était porte-parole du gouvernement, il dénonçait la «violence» des propos de Jean-Luc Mélenchon qui avait appelé «le peuple» au «combat» contre le «coup d’État social» de la réforme du droit du travail.

Le mis en cause a en réponse affirmé avoir «utilisé une métaphore» et démenti toute intention «d’aller prendre l’Élysée à coup de bâton ou à coup de fusil».

Policiers «barbares»

Plusieurs déclarations abrasives de M.Mélenchon sur les forces de l’ordre françaises ont provoqué des réponses émotionnelles du ministre de l’Intérieur. Lorsqu’en septembre 2019 l’Insoumis a traité les policiers de «barbares», M.Castaner a dénoncé une «inacceptable insulte» et demandé des excuses de la part du député:

Un an après, interrogé sur les menaces proférées à l’encontre de policiers et leurs familles, le chef de file de LFI a associé ces menaces aux risques du métier: «Si le métier est trop dur, il faut en faire un autre». «Les haines de @JLMelenchon lui ôtent toute part d'humanité», a réagi Christophe Castaner.

«Ukases arrogants des communautaristes du CRIF»

Fin 2019, le dirigeant LFI s'en était pris au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) dans un post commentant la défaite du travailliste Jeremy Corbyn aux élections britanniques. «Retraite à points, Europe allemande et néolibérale, capitalisme vert, génuflexion devant les ukases arrogants des communautaristes du CRIF: c'est non», avait-il alors écrit.

En réaction, Christophe Castaner avait qualifié ces propos de «choquants et inappropriés à notre débat républicain»:

Horizon 2022

Quant à la prochaine élection présidentielle, l’ancien ministre a déjà eu l’occasion de railler la déclaration de candidature de M.Mélenchon qu’il a, conditionnée à l’obtention de 150.000 signatures de parrainage:

«Je suis prêt et je propose ma candidature. Mais -il y a un ˝mais˝- je demande une investiture populaire par conséquent je serais candidat définitivement si seulement si j’ai recueilli 150.000 signatures de parrainage», a déclaré le dirigeant LFI en novembre dernier.

La réaction de M.Castaner n’a pas tardé. «J’ai écouté Jean-Luc Mélenchon, j’ai vu qu’il a dit "mais". J’ai l’impression que c’est un mini ˝mais˝ pour un gros ˝moi˝, un énorme ˝moi˝ chez Jean-Luc Mélenchon», a ironisé l’ex-ministre.

Quoi qu’il en soit, le site de parrainage du candidat des Insoumis affiche à l’heure actuelle plus de 220.000 signatures, le seuil des 150.000 signatures ayant été depuis longtemps franchi. Or, pour Christophe Castaner, il s’agit toujours d’une réalisation «ridicule»: «Ça fait 2% des électeurs qu'il a eus il y a cinq ans à l'élection présidentielle, donc il a mis la barre suffisamment bas pour ne pas avoir de difficultés».

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