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«La fermeture des écoles n’est en aucun cas un remède miracle», selon Jean-Michel Blanquer

© AP Photo / Francois MoriJean-Michel Blanquer
Jean-Michel Blanquer - Sputnik France, 1920, 22.03.2021
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Malgré la propagation du Covid-19 en France, le ministre de l'Éducation prône le maintien de l’ouverture des établissements scolaires. Cette mesure va pourtant à l’encontre de ce qu'estime l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, à savoir que le risque de contamination est plus élevé chez les parents de collégiens et lycéens.

Invité ce lundi 22 mars sur LCI, Jean-Michel Blanquer s’est prononcé pour le maintien de l'ouverture des établissements scolaires.

«L’avenir de nos enfants est la chose la plus importante qui soit», a fait valoir le ministre de l’Éducation.

​Selon l’Unesco, la France a fermé ses écoles pendant 9,7 semaines au total, contre 23,6 pour l'Allemagne, 25,9 pour le Royaume-Uni et 30 semaines pour l'Italie. Aux États-Unis, les élèves n’ont pu assister aux cours en présentiel pendant 43,1 semaines, tandis que les Canadiens sont restés à la maison 36,7 semaines durant.

Cette déclaration intervient alors que selon une étude d’Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, «avoir un collégien ou un lycéen chez soi accroît de 30% le risque d'être infecté».

Commentant les chiffres présentés par l’épidémiologiste dans un entretien accordé le 20 mars au Journal du dimanche (JDD), il explique que «c’est la même incidence […] quand vous avez une personne extérieure qui vient à la maison» comme une aide à domicile.

«J’affirme de manière très forte, et c’est quelque chose qui est de plus en plus entendu sur le plan international, qu’il y a beaucoup plus d’avantages à ce que les enfants aillent à l’école que d’inconvénients. Assumer ce risque […] quand on est parent […] me paraît peu de choses par rapport à l’importance qu’un enfant ne se déscolarise pas», expose-t-il.

Pour lui, «la fermeture des écoles n’est en aucun cas le remède miracle pour vaincre l’épidémie. En revanche, quand vous fermez les écoles, vous êtes sûr de créer des dégâts pour le futur qui sont considérables».

Taux d'incidence dans les écoles

Le ministre de l'Éducation a par ailleurs qualifié de «raisonnable» le taux d'incidence dans les écoles, qui varie entre 0,35 et 0,5% chaque semaine, ce qui est «en dessous de ce qu’on trouve dans la population générale».

«Ça nous montre que dans la population en milieu scolaire, il y a moins de contaminations qu’en milieu général», ajoute-t-il, précisant qu'actuellement 2000 classes sont fermées, un chiffre «en légère hausse d’une semaine sur l’autre».

Une hausse qu’il associe aux vacances, notamment pendant les «deux semaines qui suivent». «On se contamine davantage en vacances que dans le milieu scolaire», avance Jean-Michel Blanquer.

Une mesure qui fait polémique

Alors que la France connaît un nouveau rebond de l’épidémie et que d'autres États européens ont choisi de fermer leurs écoles, cette décision fait polémique dans le contexte de lutte contre la propagation du virus.

«Dans les comparaisons, n'oublions pas ce qui marche et fait notre fierté: aucun pays de l'Union européenne n'a autant laissé les écoles ouvertes que la France», a ainsi tweeté le 14 mars Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des affaires européennes. Un avis contesté par les professionnels de santé et de l'éducation.

​Selon l’Unesco, la France a fermé ses écoles pendant 9,7 semaines au total, contre 23,6 pour l'Allemagne, 25,9 pour le Royaume-Uni et 30 semaines pour l'Italie. Aux États-Unis, les élèves n’ont pu assister aux cours en présentiel pendant 43,1 semaines, tandis que les Canadiens sont restés à la maison 36,7 semaines durant.

Des tests salivaires

Au lieu de fermer les portes, Jean-Michel Blanquer préconise le déploiement de tests salivaires dans les établissements scolaires. En déplacement en Haute-Saône, il a fait part le 1er mars de l’objectif de 300.000 tests par semaine à partir de la mi-mars.

«Nous en avons tout à fait les moyens en termes de tests et nous en avons aussi les moyens logistiques», assurait alors le ministre.

Invité vendredi 19 mars de RMC et BFM TV, il a assuré que l’objectif avait été atteint. Cependant, selon Le Monde, sur le terrain, les écoles déplorent une réalité différente. Dans un article paru le 20 mars, le quotidien en explique la cause: des délais allant jusqu’à treize jours entre la flambée des cas dans une école et l’arrivée des tests salivaires, mais aussi des tests qui n’arrivent jamais alors que les enfants sont malades.

«La dernière chose à fermer»

Malgré tout, Jean-Michel Blanquer jugeait encore tout récemment que «l'école est la dernière chose à fermer, car c'est l'institution la plus précieuse au cœur de la société».

«Donc on ne peut fermer l'école que lorsque l'on a essayé tout le reste et que ce n'est pas suffisant», a-t-il déclaré le 13 mars dans une interview au Parisien, sans pour autant exclure la possibilité de fermer les cantines scolaires si la situation sanitaire se dégrade, les qualifiant de «maillon faible dans la journée de l'élève».
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