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Martine Wonner affirme à tort que la Garde républicaine a démissionné et ne veut plus protéger Macron

© AFP 2021 CHRISTOPHE ARCHAMBAULTMartine Wonner (photo d'archives)
Martine Wonner (photo d'archives) - Sputnik France, 1920, 24.07.2021
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Réputée pour son covidosceptiscisme, la députée Martine Wonner a affirmé, dans une vidéo diffusée sur Internet, que la Garde républicaine s’était retirée, ne souhaitant plus assurer la protection du Président. Mais ce n’est pas le cas.

La députée ex-LREM (La République en marche) Martine Wonner, opposée au pass sanitaire et exclue de son groupe à l’Assemblée nationale pour avoir appelé les manifestants à «envahir» les permanences des élus, a affirmé, dans une vidéo interview donnée au média Les Médiateurs By Colères Des Rues, que «la Garde républicaine, qui protège le Président Macron, s'est retirée». Selon elle, «la Garde républicaine ne souhaite plus assurer la protection du Président».

​Mais cette affirmation est fausse. D’ailleurs, la Garde républicaine ne protège pas le Président personnellement, cette tâche étant assurée par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). La Garde républicaine, elle, est chargée de la sécurité des plus hautes autorités de l'État et des hauts lieux gouvernementaux, donc des palais nationaux, mais aussi contribue à la sécurité publique générale. Elle assure en outre des missions de représentation protocolaire.

Une protection qui semble nécessaire

Cette déclaration de la parlementaire covidosceptique, qui appelle à «refuser la ségrégation» entre vaccinés et non vaccinés, a retenti au moment où le Président Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin font l'objet de menaces de la part du groupe terroriste Al-Qaïda*. Dans une vidéo diffusée le 15 juillet, les terroristes sont «explicitement visés et cités», selon le ministre. Le message vise à «condamner le blasphème incarné par les caricatures de Mahomet».

En outre, Emmanuel Macron a dû changer de téléphone mobile et de numéro et a demandé de renforcer les protocoles de sécurité après des soupçons de piratage de téléphones appartenant à des dirigeants politiques français dans le cadre de l’affaire Pegasus.

Les «anti-pass» toujours plus dangereux?

Parallèlement, un rapport des renseignements territoriaux (RT) réalisé à la suite des annonces du Président sur la généralisation du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour les soignants, met en garde contre un risque de radicalisation du mouvement de protestation contre ces mesures. Une mobilisation importante s’est déjà manifestée le 17 juillet, et «à l’instar de ce qui s’est passé durant la crise des Gilets jaunes, plus le conflit durera plus le risque est grand que les plus déterminés et les radicalisés parviennent à prendre le contrôle», avertit le document.

Plusieurs députés provaccins ont déjà été menacés de mort par des opposants aux nouvelles restrictions censées endiguer la propagation de l’épidémie de Covid-19.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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